Repas de Juillet 2013

“Nous existons, nous militons !”

C’est par cette accroche que nous voulons apporter un soutien à Toufik de Planoise, un étudiant qui tient un blog, milite activement dans son quartier et qui risque une amende de 520 euros par la Ville de Besançon pour collage de 12 affichettes.

Nous vous conseillons de lire son article sur le sujet sur son blog ici :
http://www.toufik-de-planoise.net/

Car oui, le manque d’espaces de collages légaux pour diffuser ses idées de manière alternative est criant à Besançon. Les colleurs professionnels (commerciaux : boîtes de nuit, entreprises culturelles, événements en salon) recouvrent tout sur leur passage ne laissant que peu de choix aux individus, associations et collectifs – qui n’ont que trop peu de moyens financiers – que d’investir d’autres espaces. Le Resto Trottoir, avec ses petits formats A4 et A3, entre dans ce cas de figure ! Il colle où il peut…

D’un point de vue “démocratique”, il faudrait non seulement revoir l’Histoire… Les Anciens écrivaient sur les murs afin que tout le monde sache ce qui se passait dans leur ville et même les lois étaient accessibles à toutes et à tous, inscrites sur les murs.
Mais il faudrait aussi revoir la réalité d’aujourd'hui… Plus personne ne peut faire connaître ses idées autrement que par le système marchand. Dans les villes, les sucettes de publicité, les panneaux déroulant électriques et d’immenses télévisions (tout cela ayant un fort coût énergétique) fleurissent partout sur nos murs et nos trottoirs, cédant l’espace publique à l’espace marchand.

Des règles apparaissent dans les villes : impossibilité de nouveau mobilier urbain sous peine de dévaloriser le patrimoine, mais elles ne s’adressent pas aux commerciaux ! … juste aux militant.e.s, aux citoyen.ne.s, aux associations et collectifs ! Les villes sont aussi au minimum ou même bien en dessous des quotas (imposés par l'Europe) du nombre d’espace de collage par habitants ! Et Besançon n’y échappe pas…

On pourrait faire autrement ? Mais qui a les moyens d’accéder à la télévision ou aux journaux ? Qui pense même que le débat y sera honnête et intéressant ? Quiconque de passionné dans un sujet (politique ou autre) a pu se rendre compte de la vindicte des journalistes envers les idées “solidaires” (ou dites anti-capitalistes), envers la gratuité et bien d’autres. On le voit bien : seules les entreprises commerciales et culturelles qui ont des fonds grâce à la vente et l’achat (d’objets ou de billets d’entrées) peuvent s’exprimer. Les autres, restez devant votre télé !

… Et si vous êtes de celleux qui ne restent pas devant la télé mais qui occupez votre temps avec des projections publiques, des débats, des blogs, des repas, des festivals, des concerts, des picnics, des tables d’informations, alors le risque de devoir prendre une amende un jour vous, et nous, pend au nez !

Pour autant, on a collé, on colle et on collera… !!

Nous existons, nous militons, aussi rejoignons-nous au
prochain Resto Trottoir (collectif Food Not Bombs de Besançon),
aura lieu le dimanche 28 juillet à partir de 12 heures 30,
(ou à partir de 11h30 pour participer à l’installation),
sur la place Marulaz (s’il fait beau)
ou sous les arcades du quai Vauban (s’il pleut).

Merci de faire tourner l’info !
(L’affiche est en pièce jointe)

À dimanche,
les Trottant.e.s

Les morts ont tous la même peau !!

Ce 30 juin, vous êtes convié.e.s à venir au prochain Resto Trottoir qui se veut toujours sous le signe du rassemblement, de la solidarité et… de l’intelligence contre les idées nauséabondes !

Car oui, tristement, couleur d’une peau, sexe biologique permettant l’enfantement, langue et/ou origine étrangère, sexualité ou identité différentes de la norme, âge ou handicap, apparence physique et condition sociale, tous ces caractères particuliers de personnes qui ne correspondent pas au modèle dominant de la société, sont aussi des “marques” qui peuvent nous ostraciser, nous faire rejeter par notre voisin, nous faire haïr par l’Autre jusqu’à finalement nous exclure de la société des êtres humains… et l’on a déjà bien assez dans l’Histoire des histoires de ce processus.

Il est d’ailleurs vrai que les freins sociaux au développement individuel sont souvent d’origine étatique. Les médias, eux aussi, contribuent à diffuser les normes sociales favorables aux dominants et représentent toutes les minorités par des clichés éhontés.
Ils mettent en scène les idées et actes violents nauséabonds de l’extrême droite afin d’en faire du spectacle et du profit, ce qui contribue, volontairement ou non, à les banaliser dans “l’opinion”.

Alors, voilà, nous (et vous, n’est-ce pas ?), on va faire danser nos os au soleil, parce que sous toutes nos différences il y a bien des points communs : on veut vivre nos passions, nos désirs, nos amours, et cela, qui que nous soyons !!

Ce 30 juin, dès 12h30 (ou plus tôt), v’nez danser avec nous, et, plus sûrement, partager ensemble un repas !

À bientôt,
les Trottant.e.s

Et n’hésitez pas à faire passer l’info et l’affiche !



CARNAVAL à Besançon !

Bisontins, bisontines,
Habitant.e.s de cette planète ou d’ailleurs !


Vous en avez assez de patauger dans la boue de ces travaux pharaoniques réalisés avec votre argent pour assurer les profits de Bouygues et de ses amis ?


Vous êtes fatigués de vous tuer à la tâche dans des boulots abrutissants et mal payés quand d’autres sont au chômage et s’enfoncent dans la misère ?


Vous ne supportez plus l’arrogance de cette classe dirigeante capable de détruire la planète et la vie de ses habitants pour assouvir ses plaisirs ridicules et son désir de domination ?


Et bien… vous avez de la chance ! Car ce samedi 15 juin à partir de 16 heures place de la Révolution à Besançon, tout cela est terminé !


Ce samedi, Carnaval va passer par là et tout renverser !
Les riches deviendront misérables !
Les puissants pointeront au chômage pour pouvoir bouffer !
Les intello-médiatiques useront leurs cordes vocales pour vendre des poissons à la criée !
Ce samedi, la ville est à nous !
Ce samedi, elle est belle et accueillante !
Elle est gratuite !
C’est le moment d’en profiter !
C’est le moment de venir nous rejoindre à partir de 16 heures, place de la révolution (à faire), costumés ou non, avec vos casseroles et autres instruments, pour fêter carnaval et souffler avec lui un vent nouveau de liberté sur la ville endormie.


Une vidéo de l’appel :
http://youtu.be/OdF2QR0E_-M

--------------------------------------------
Oyez oyez !

Le méchant sarkozu qui dominait le pays est partu.

La mo-rose-ité tranquille berce à nouveau notre société…

Mais les problème restent… et la « crise » (?) profite toujours aux mêmes...
Les actionnaires s’empiffrent… et les autres ?
Les autres attendent.

Si vous en avez marre d’attendre et que vous pensez qu’il est temps de se faire entendre…

Venez participer au CARNAVAL REVENDICATIF ET FESTIF le 15 juin 2013
Rendez-vous à16 h place de la Révolution !

Venez déguisé-e-s ou pas avec vos pancartes, vos coups de gueule, vos instruments de musique ou vos casseroles…
Déambulation vivante, bruyante, revendicative et musicale…
et pour le final : fête de rue et musique !

Pourquoi un carnaval ?
  • Parce que derrière le vernis démocratique nous sommes méprisé-e-s, exploité-e-s, fiché-e-s, fliqué-e-s, gouverné-e-s.
  • Parce que le carnaval c’est le renversement symbolique de l’ordre établi.
  • Pour revendiquer une société égalitaire et réellement démocratique.
  • Pour reprendre la parole confisquée par les médias.
  • Pour faire de la rue un lieu de vie !

Le Resto Trottoir associé à bien d’autres collectifs, individus et associations, est heureux de vous inviter à nous rejoindre ! Vous pouvez nous écrire pour organiser et participer avec nous à l’événement collectif. N’hésitez pas à faire tourner l'info, à imprimer les affiches, les diffuser ainsi que la vidéo ! Et contactez-nous à : carnaval.besac@herbesfolles.org





Repas du joli mois de mai !

Et oui, c’est de l’humour… la météo ne rend pas ça très “joli joli”. Il a neigé à 60 km d’ici !
Mais dimanche il fera beau lors du repas mensuel, c’est bien connu : le Resto Trottoir sacrifie des navets à l’autel du soleil !

Ce mois-ci on a retrouvé le vélo de Léguman !
… parce que Léguman est écolo, un chouia décroissant, contre l’idéologie sociale de la bagnole, parce qu’il aime se déplacer vite (une voiture ça n’a qu’une moyenne de 8 km/h en ville et le vélo, lui, c'est 15 km/h en ville !), parce que Leguman refuse d’être mis en conserve et de faire sa vie dans les embouteillages des tapis goudronnés…

Léguman vous donne des rendez-vous à Besançon et des liens :
- ce samedi 25 mai : manif à vélo par l’AUB.
- ce samedi 1er juin : fête du vélo par Vélo Campus.
- Alleycat de Besançon : lien ici.
- Pour une Ville Sans Voiture : le site de CAR FREE.
et la fameuse “journée” sans voiture.

Voilà ! “Vive le vélo et les légumes” !!
Alors retrouvons-nous ce dimanche 26 mai à partir de 11h30 PLACE MARULAZ pour nous installer puis autour du repas vers 12h30 !



Intervento

Le Resto Trottoir vous invite à venir découvrir l’INTERVENTO.

L'INTERVENTO c'est une compilation de textes, chants, images, témoignages
sur les luttes autonomes italiennes dans les années 70.

Ça se passe :
le DIMANCHE 12 MAI à 16H
dans les locaux de RADIO BIP, 14 rue de la Viotte (la petite rue juste en
dessous de la gare). ENTRÉE LIBRE

La représentation sera suivie d'un apéro-grignotage puis d'une discussion
sur les liens entre les luttes des années 70 et les luttes actuelles.
 
----- Présentation de l'INTERVENTO Le mouvement autonome italien est peut-être l'un des mouvements de lutte les plus puissants de l'histoire récente occidentale. Fort de ponts exceptionnels entre étudiants et ouvriers, "autonome" des partis et des syndicats, massif et violent dans ses modes d'actions, il fera durer mai 68 pendant dix ans. Ce sont les "hordes païennes" de jeunes immigré-e-s du Sud qui paralysent les usines, revendiquant le refus du travail, remettant à l'ordre du jour les pratiques d'action directe qui avaient secoué les mêmes industries en 1920 avant de s'endormir sous le fascisme. Ce sont des quartiers entiers qui, face à l'inflation, refusent de payer les loyers ou les factures. C'est une irruption tonitruante des femmes, homosexuel-le-s, jeunes et chômeurs-ses sur la scène politique. Ce sont des analyses précises et originales de la transformation de l'économie occidentale. C'est une explosion des radios libres qui se font "la voix des sans-voix" tout en jonglant avec l'ironie et la philosophie. C'est enfin le tournant de 1977, les émeutes, les chars blindés à Bologne, une répression féroce : un mouvement étranglé qui n'a plus d'autres issues que la fuite, l'héroïne ou la clandestinité. Beaucoup "d'autonomes" passeront des années en prison, sans manquer d'en faire encore un lieu de luttes. Des lectures tirées de plus de 15 ouvrages différents et entrecoupées de sons et d'images permettront, chapitre après chapitre, d'avoir un aperçu de l'atmosphère brûlante de l'époque et d'approcher les questions qu'elle nous pose aujourd'hui.

Crêpes parties

Il y avait des crêpes à l'occasion des derniers repas du Resto Trottoir, préparées à même une authentique crêpière à gaz bretonne. Beaucoup s'étonnent que l'on puisse faire des crêpes sans lait, mais après tout les galettes au blé noir n'en contiennent pas. Et puis comment fait-on pour se passer des œufs ? Sur cette question il y a plusieurs solutions.



En testant plusieurs recettes ma préférence s'est portée sur celle du site de l'asso végé de france : les œufs sont remplacés par de la fécule de maïs ou de pomme de terre ou par des bananes pour une version sucrée.

Voici donc une personnalisation de cette recette pour des crêpes légères qui se tiennent bien :

- 500 g de farine de blé
- 1 l de lait de soja, pur ou coupé avec de l'eau, ou autre lait végétal.
- 2 cuillères à soupe d'une huile neutre ( = 20 g ou 30 ml )
- 6 cuillères à soupe de fécule ( ex : Maïzena ) ( = 60 g ) diluée dans son volume d'eau (90 ml)
- 1 pincée de sel

Mélanger les ingrédients secs ensemble, ou mieux les tamiser, faire un puis, et incorporer progressivement le lait et ajouter l'huile à la fin.

Pour une saveur parfumée avec des crêpes sucrées on peut remplacer avantageusement une partie ou la totalité de la fécule par des bananes : 1 grosse banane remplace deux cuillères = 20 g de fécule et 30 ml d'eau. Banane que l'on mixe avec le lait comme pour faire un milk shake.

Si la pâte doit être étalée sur une crêpière à gaz comme celle-ci ou une crêpe party, il faut la faire un peu plus épaisse en ne rajoutant pas d'eau à la fécule par exemple.

Avec une poêle antiadhésive pas besoin de huiler, dans les autres cas utilisez la technique du papier absorbant avec de l'huile friture ou de la palme. En passant le papier entre chaque crêpe on ne rajoute que le minimum pour éviter que ça ne colle.

Bon Appétit !

RT avril 2013 : Un bon repas est un repas solidaire…

… et une bonne prison est une prison vide !

Et oui, c’est le Printemps des Prisons* ! … et le Resto Trottoir s’associe au Genepi bisontin pour informer sur ce sujet trop méconnu…

Le contrôleur des lieux de privation de liberté rendait public en décembre 2012 un rapport accablant sur les conditions matérielles de détention à la prison des Baumettes (Marseille) qui pointait la surpopulation, le manque de personnel, la vétusté des installations et la violence entre détenus.
Les médias relayant l’information, étalaient leur humanisme et s’indignaient face à la vétusté des lieux… Bien sûr, leur solution est évidente : construire de nouvelles prisons !, aménager les cellules !, recruter plus de matons !
Pourtant le nombre de prisonniers devient très inquiétant depuis 3 ans. Nous avons en effet atteint le niveau critique d’un prisonnier pour 1000 habitants. C’est un niveau « historique » jamais encore égalé depuis la libération de la France en 1944.
En revanche rien sur la violence des rapports sociaux qui engendre les prisons, rien sur une éducation qui permettrait moins de crime (par exemple de “genre” : sexisme conduisant aux viols et violences conjugales, etc.), rien sur la justice de classe et la politique pénale, rien (voire moins qu’avant) sur des prises en charge psychiatriques… Ce qui compte pour eux ? Hé bien, c'est de pouvoir enfermer plus et enfermer mieux (mais à visage humain).

Alors voilà, on n’va peut-être pas ouvrir toutes les prisons demain mais on peut au moins en discuter devant un bon repas, ce dimanche 28 avril 2013 à partir de 12h30 (11h30 pour celleux qui veulent bien aider à l’installation) et ATTENTION, cette fois-ci, en raison (comme chaque année) du vide-grenier de l’association Tambour Battant, nous serons place Bouchot (le parc en haut de la rue Battant)…

Et puis on peut simplement venir pour partager le soleil et le bout de gras avec d’autres… ! Et comme d’habitude : apporter ou prendre des vêtements, des livres et du matos de la zone de gratuité, venir récupérer quelques légumes et fruits qui n’ont pas été cuisiné pour le repas collectif, venir juste pour papoter avec son voisin et sa voisine de table ou aussi pour retrouver l’association “Comme un élan” qui nous accompagnera encore quelques temps… Alors à bientôt place Bouchot !



_____________________________________________________________________________
 Quelques infos :

* http://www.printempsdesprisons.fr/
+ http://www.genepi.fr
… et plus précisément sur Besançon : http://www.genepi.fr/actualites/article-676.html

>> Dans le cadre du printemps des prisons, le groupe GENEPI de Besançon organise un “festival carcéral”... et vous y invite !
Ce sera du 29 avril au 11 mai avec toujours des ciné-débats, café-débats, émission de radio quotidienne sur Radio Bip et la journée de clôture Place pasteur le 11 mai avec des concerts et cetera et une soirée musique au Carpe pour finir.
Pour plus d’info, pour participer à l’émission de radio ou pour filer un coup de main, contactez-nous à groupe.besancon@genepi.fr  (créneaux horaires à venir)
_________________