Resto Trottoir du 25/01/2026

 Ce dimanche 25 janvier on se donne rendez-vous à partir de 12h30 sur les quais Vauban, pour le resto trottoir du mois !
La place Marulaz est toujours en travaux, on est donc obligé de trouver refuge là où on peut. 


Ce mois-ci, nous tenions à présenter un livre de Moben, personne détenue qui a décidé de raconter comment la cuisine l'a aidé à tenir physiquement et mentalement en prison.
Les détenu.e.s n'ayant presque aucuns droits, et les matons étant une véritable mafia décidant de quoi et qui peut faire quoi, le camarade Moben a été placé en Quartier Haute Sécurité suite à la publication de son livre, jugeant arbitrairement que son livre dévoilait des informations sensibles pour la sécurité de la prison.
Ces quartiers n'ont qu'un seul but, détruire encore plus mentalement et physiquement les détenu.e.s. 

L'éditeur du livre a décidé de contacter différentes cantines militantes pour faire le relais du livre. 
Normalement, on aura des exemplaires du livre à vendre à prix librairie.

Nous soutenons sans faille Moben dans sa lutte pour sa survie au sein de l'appareil mortifère carcérale, ainsi que toutes les personnes détenues.
Nous nous arrêterons seulement quand la dernière prison sera détruire. 

Voici l'affiche et un communiqué de l'éditeur du livre : 



Un transfert punitif pour un livre de cuisine

Communiqué des Éditions du Bout de la ville, 21 novembre 2025
« J’aimerais que ce livre contribue à combattre les idées préconçues sur la prison et à briser les stéréotypes souvent associés à ceux et celles qui s’y trouvent. »
Moben


C’est avec consternation que nous avons appris ce mardi 18 novembre le transfert de
Moben, auteur de notre maison d’édition, à la prison de haute sécurité de Alençon-Condé-sur-
Sarthe au sein du nouveau QLCO (Quartier de lutte contre la criminalité organisée). Il subit ce
transfert punitif pour avoir écrit, avec l’aide de Gaëlle Hoarau, le livre Mange ta peine, les recettes du prisonnier à l’isolement, postfacé par Jacky Durand, édité par nos soins et sorti en librairie en octobre 2025.
Mange ta peine est avant tout un livre de cuisine. Les 77 recettes du livre, gourmandes et faciles à réaliser avec des moyens limités, sont précédées d’un entretien qui documente la rigueur de la vie à l’isolement carcéral.
Pour Moben, l’art de cuisiner est devenu un moyen de survivre à l’âpreté de ce régime qui, lorsque qu’il s’étend dans la durée, est assimilé à une « torture blanche » par la Cour européenne des droits de l’homme.
Son inventivité culinaire, sa poésie, ses analyses autant que sa générosité nous ont convaincus de la nécessité de publier ce livre. Conçu au cœur d’un dispositif qui tend à déshumaniser, ce livre est une leçon de partage, d’humanité et de combativité.


En octobre 2025, Moben reçoit son livre au centre pénitentiaire (CP) de Moulins-Yzeure. Quelques jours plus tard, une brigade de surveillants lui confisque. Ce que l’administration pénitentiaire lui reproche est écrit noir sur blanc :
« Hormis les recettes, vous décrivez votre vie en détention, en particulier à l’isolement, et en
réalisant une critique de la prison. On y retrouve également une copie de bon de cantine du QMC de Moulins de mars 2025 et des dessins représentant une cellule du QMC (…) Cela met en évidence votre volonté et votre capacité à communiquer pendant plusieurs semaines avec des personnes à l’extérieur en contournant les règles de contrôle de l’administration pénitentiaire. »
La sanction tombe : Moben est conduit au quartier d’isolement pour attendre son transfert en
QLCO ! Nous contactons immédiatement la direction du CP pour rappeler que le livre n’a pas été écrit à l'insu de l'administration : Mange ta peine est en effet le fruit de conversations téléphoniques légales (écoutées et enregistrées par l’administration pénitentiaire) entre Moben
et Gaëlle Hoarau qui les a retranscrites. 

Le 18 novembre, une équipe de surveillants cagoulés (des « Eris ») transfère Moben en QLCO sous l’œil d’une caméra embarquée de BFM TV. Dans la séquence, nulle mention d’un livre de recettes de cuisine à l’origine du transfert ; les éléments de langage tournent autour de prétendus risques d’évasion. La méthode est grossière : la parution du livre de Moben est bien l’élément déclencheur du transfert vers le QLCO de Condé-sur-Sarthe, lequel relève dès lors d’une décision punitive.

Rappelons ici que Moben avait quitté le quartier d’isolement pour rejoindre la détention dite
normale il y a un an ; qu’il n’a pas utilisé de moyens de communications illégaux avec l’extérieur ; qu’il est déjà conditionnable à ce jour et libérable d’ici trois ans. Tant que cette décision sera
maintenue, Moben verra ses proches derrière une vitre en plexiglas. Il n’aura plus que 4 heures de téléphone par semaine avec trois interlocuteurs autorisés. Pour un homme en fin de peine, cette désocialisation semble pour le moins contradictoire avec la mission de réinsertion supposément attribuée à la prison.
 

En effet, ces nouveaux QLCO constituent une nouvelle variante encore plus poussée de l’isolement, c'est-à-dire de la « torture blanche ». La publicité autour de leur mise en place ces derniers mois le répète : ces endroits doivent « couper du monde » et faire plier les prisonniers, c’est leur but affiché. Il semblerait que Moben ait été brutalement aspiré dans la campagne médiatique menée par le Garde des sceaux pour promouvoir ces nouveaux quartiers de haute sécurité (QHS) et sa « guerre au narcotrafic ». La sortie du livre de Moben intervient dans ce moment particulier de l'agenda politique, et son auteur en paye le prix lourd.


Nous appelons nos collègues éditeurs et éditrices, nos partenaires professionnels,
journalistes ou libraires, ainsi que les personnes et organisations investies dans la question
carcérale et dans la défense de la liberté d’expression à se mobiliser à nos côtés, à ne pas laisser cette situation sans réponse, en communiquant à leur tour et en manifestant leur solidarité avec Moben. Il faut que cette mesure punitive intolérable prenne fin le plus rapidement possible.

Pour toute demande d’informations complémentaires :
Les Éditions du bout de la ville :
+ 33 6 41 40 10 41
Contact@leseditionsduboutdelaville.com

Pas de repas pour cette fin d'année 2025

Nous en sommes désolé.e.s, mais nous ne sommes pas en mesure d'organiser un repas pour le dimanche 28 décembre.

Nous vous invitons à nous retrouver et participer aux prochains Resto Trottoir de l'année à venir en envoyant un mail à : resto-trottoir@herbesfolles.org
...ET à venir participer aux réunions d'organisations qui ont lieu chaque premier mercredi du mois à 19h à la librairie l'Autodidacte place Marulaz.

Bonne année à Tous et à toutes

Resto Trottoir du 30 Novembre

Ce dimanche 30 novembre, on se donne rendez-vous à partir de 12h30 sur la place Marulaz, à Besançon.
S'il pleut… (on est en automne, ça peut arriver)...,on trouvera refuge sous les arcades du quai Vauban.
La place Marulaz est en travaux en ce moment, on verra si on arrive à s'y fofiler quand même ou pas !

Ce mois-ci on a voulu mettre à l'honneur les luttes anti-carcérale, et en particulier contre les CRA.
Voici un communiqué d'un groupe Anti-CRA de Dijon.


MAIS
C’EST QUOI UN CRA ? ça tombe bien la transition est toute trouvée car ce mois ci, on parle lutte Anti-Cra.

Un CRA c’est un centre de rétention administrative, autrement dit une prison qui ne porte pas son nom où l’on enferme des personnes uniquement pour des raisons administratives, à savoir pas de papiers ou pas de renouvellement de titre de séjour. L’idée c’est d’enfermer les personnes en attendant leur expulsion du territoire. Or en général, elles restent très longtemps dans les CRA et ne sont pas expulsées. Officiellement, les CRA ne sont pas des prisons pourtant tout y ressemble, les hauts grillages, les doubles enceintes, les barbelés, les chemins de ronde, la surveillance permanente de la police. Les personnes enfermées sont privées de liberté, vivent dans des conditions inhumaines (mal alimentées, manque d’hygiène et d’accès aux soins, médicamentation forcée, violences policières...) La loi Darmanin de 2023 implique le projet de construction d’une dizaine de nouveaux CRA, en plus des 26 existants en France, dont 1 de 140 places prévu à Longvic-Ouges sur le site de l’aéroport de l’ex BA102. Avec un budget prévisionnel de 30,3 millions d’euros d’argent public. Les travaux devaient débuter en avril 2025, mais finalement ne commenceront pas avant le mois de juin, pour se terminer en décembre 2026. L’État ferme des places en CADA (centre d’accueil des demandeurs d’asiles) et construit des CRA à la place. Ces CRA sont construits à l’abri des regards, rendant invisibles les personnes séquestrées et leurs conditions de rétention.

Source : https://dijoncter.info/avril-anti-cra-avril-aux-tanneries-6096


11 novembre antimilitariste

Dans les guerres entre capitalismes concurrents, les anarchistes ne comptent ni choisir de camp, ni de servir de chair à canons. Sans pour autant se faire des illusions sur le temps de paix où le capitalisme et son sbire, l’État, mènent la guerre contre nous, tout en servant le capital militaro-industriel. 


Rendez-vous mardi 11 novembre à 11h00 devant la Maison du peuple, 11 rue Battant, pour combattre le militarisme afin que nous n'ayons plus, dans le futur, à commémorer ce genre d'horreur.
(le traditionnel rendez-vous à 10h rue Bersot, pour renommer la rue en «Rue Lucien Bersot fusillé pour l’exemple » est annulé)

Pas de guerre entre les peuples

Pas de paix sans justice sociale et liberté

RENTREE LIBERTAIRE : Débat/Discussion : Antispécisme et gestion collective de l'alimentation

Lieu : Librairie L'Autodidacte, 5 rue Marulaz

Mardi 4 novembre, à 19h

L’antispécisme ne peut pas se résumer au véganisme de chacun.e et certaines personnes ne peuvent pas passer à un régime végétalien seules. Il est nécessaire de penser des (nouvelles) actions collectives pour une alimentation solidaire, autogérée et antispéciste.

Nous proposons une discussion-débat autour de ce sujet !


Le programme de la Rentrée Libertaire 2025 :

https://besac-libertaire.info/ 

 

Resto Trottoir du 26 Octobre

Ce dimanche 26 octobre, on se donne rendez-vous à partir de 12h30 sur la place Marulaz, à Besançon.
S'il pleut… (on est en automne, ça peut arriver)...,on trouvera refuge sous les arcades du quai Vauban.

"La pauvreté ne se déplace pas, elle se combat”

Solidarité avec la Boutique Jeanne-Antide, avec son personnel, ses bénévoles, et les personnes qui y trouvent refuge. 

L'affiche de ce mois-ci est en lien avec les propositions démagogiques qu'ont tenues ceux qui se présentent déjà comme candidats aux futures municipales (c'est l'année prochaine).
L'une d'elle : déplacer la Boutique Jeanne Antide en dehors de Battant et du Centre-Ville. Où ? nul ne sait.
La Boutique Jeanne Antide fait pourtant un travail remarquable. Située rue Champrond, elle propose depuis plus de trente ans des services du quotidien aux publics à la rue ou en grande précarité.La Boutique propose des repas chauds tous les jours de la semaine, et également des petits déjeuners. Elle met aussi à disposition des personnes les plus précaires un médecin généraliste une fois par semaine, car les personnes démunies ne se feraient pas soigner si la permanence n’existait pas. La Boutique offre également la possibilité de prendre une douche en fournissant gel douche, serviette, dentifrice, rasoir, etc.
En Collaboration avec des infirmiers spécialisés en psychiatrie, elle permet le suivi en soins psychiatriques de certaines personnes. Tout comme en matière d’addictions, la Boutique Jeanne Antide accueille la permanence de SOLEA et de l’ANPAA de façon hebdomadaire et celle de l’Association AIDS une fois par mois. 

Depuis quelques années le nombre de personnes en situation précaire a augmenté à Besançon comme ailleurs, et c'est particulièrement visible à Battant, où il y a, il est vrai, des nuisances régulières. Mais comme le rappelle dans le communiqué que le président de la Boutique Jeanne Antide Philippe Cholet a transmis à la presse :
"Qu’il y ait des problèmes sur Battant, qui le nierait, qu’il existe des comportements déviants source de nuisances, qui le nierait, que des SDF participent de ces nuisances sans doute.[...]En quoi la Boutique Jeanne Antide en serait la cause ? Certaines de ces personnes posant problème ne fréquentent pas l’accueil de la rue Champrond."
Il ajoute que ces comportements "nuisent aux publics en précarité souvent fragiles, comme les dealers qui abusent des vulnérabilités". Et de prévenir : "Casser le thermomètre ne fait pas baisser la fièvre, pire il peut compliquer la maladie." (cf article MaCommune :
 La-boutique-jeanne-antide-a-besancon-defend-son-action-face-aux-critiques )

Ce n'est pas en éloignant la misère du Centre-Ville que le problème de la précarité sera résolu. Les politiques qui souhaitent de façon démagogique déplacer la Boutique jeanne Antide pour se débarrasser du problème et "nettoyer" le centre ville, sont les mêmes qui n'ont rien fait pour combattre efficacement la pauvreté lors de leurs mandats respectifs.


N'hésitez pas à venir nous donner un coup de main pour nous aider à installer et à servir le repas le dimanche. On se retrouve à partir de 11h30 devant la librairie l'autodidacte Place Marulaz.   

...ET à venir participer aux réunions d'organisations qui ont lieu chaque premier mercredi du mois à 19h à la librairie l'Autodidacte place Marulaz.

 
 

RENTREE LIBERTAIRE : Projection du documentaire "MY BUDDHA IS PUNK" - samedi 25 octobre

Documentaire de Andreas Hartmann réalisé en 2018, en présence de Kyaw Kyaw actuellement en exil en Suisse.

Lieu : Librairie L'Autodidacte, 5 rue Marulaz

Samedi 25 octobre, à partir de 19h30

Synopsis du documentaire :

" Kyaw Kyaw, un punk birman de 25 ans, poursuit son rêve de voir la scène punk prendre son essor dans l'ancienne dictature militaire du Myanmar. Avec les membres de son groupe, il s'efforce de sensibiliser le public aux violations persistantes des droits humains et critique la guerre civile en cours ainsi que les persécutions des minorités ethniques. Il parcourt le pays pour promouvoir sa propre philosophie auprès de la jeune génération : une symbiose entre bouddhisme et punk, rejetant les préceptes religieux et les doctrines politiques."

Après la projection, ce sera l’occasion de discuter avec kyaw Kyaw sur les principaux outils que la communauté punk de Yangon a mis en œuvre depuis le tournage du documentaire...

Comment grâce au punk rock avec des groupes tel que The Rebel Riot, ils essaient de faire passer un message de tolérance et de paix tout en s'insurgeant contre les moines bouddhistes fascistes et l'armée  qui organisent l'épuration ethnique des Rohingyas au nord de la Birmanie.

Comment après la création du Food Not Bombs, collectif qui distribue à ceux qui en ont besoin nourriture, eau ou produits de première nécessité, ils ont créé, sur la même lignée, le collectif Book Not Bombs qui vient en aide aux enfants n’ayant pas accès à l’éducation et aux matériels nécessaires à l’apprentissage, et qui a pour but de changer les mentalités des nouvelles générations en mettant en œuvre une éducation prônant l’amour, la gentillesse et la compassion afin que tout le monde soit accepté tel qu’il est.

Et comment, pour permettre à la communauté de subvenir économiquement à ses besoins (FNB et BNB) ainsi qu’à ceux des plus démunis, ils ont créé Rebel Screen Printing, une entreprise autogérée où l’on peut imprimer des t-shirts personnalisés et trouver des accessoires punk (badges, patchs, fanzines, etc).

 


Pour en savoir plus sur les différents collectifs :

- Food Not Bombs et le Book Not Bombs Myanmar : https://fr-fr.facebook.com/fnbmyanmar/
- The Rebel Riot : https://www.youtube.com/@therebelriotbandofficial6227/featured
https://www.youtube.com/@cacerolazo2021

Le programme de la Rentrée Libertaire 2025 :

https://besac-libertaire.info/