Resto-trottoir de décembre

       Cette année encore, le père noël et son traineau de produits inutiles et de piètre qualité n'ont pas réussi à dissuader les trottants de se mettre en cuisine ... et de concocter avec quelques restes de la grande gabegie un repas végétalien et ... parfaitement gratuit (lui).
       Retrouvons nous donc ce dimanche 29 décembre à partir de 12 heures 30 place Marulaz à Besançon (12 heures pour donner un coup de main pour l'installation).


Resto Trottoir de novembre

Les degrés commencent à pouvoir se compter sur les doigts d'une main, mais ce mois-ci encore, le Resto Trottoir sera fidèle au poste. Rendez-vous Place Marulaz le dimanche 24 novembre à partir de 12h30, autour de plats végétaliens, goûtus et gratuits ! Et s'il vous disait de nous donner un petit coup de patte, vous pouvez arriver une demi-heure plus tôt pour l'installation.

Une fois l'estomac plein, celleux qui le voudront pourront faire un tour à l'info-kiosque ; les sujets sur lesquels s'informer et les raisons pour militer ne manquent pas...!


Ce mois-ci, nos affiches relaient certaines revendications de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes. De la « simple » bousculade au meurtre, aujourd'hui encore et dans chaque pays, les femmes sont les cibles de violences spécifiques.
 
Quelques chiffres (source ONU) :
  • Une femme sur cinq dans le monde sera victime de viol ou de tentative de viol au cours de sa vie, une menace plus importante pour les 14-55 ans que le cancer, les accidents de la route, la guerre et le paludisme réunis.
  • Une femme sur trois dans le monde subira des violences infligées par son partenaire (coups, maltraitance, violence sexuelle).
  • En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son mari.
  • Entre 500 000 et 2 millions de personnes, en majorité des femmes et des enfants, font l′objet de traite tous les ans à des fins de prostitution, de travail forcé, d′esclavage ou de servitude, selon les estimations.
  • 100 à 140 millions de filles et de femmes vivant aujourd′hui ont subi la mutilation génitale féminine, principalement en Afrique et dans quelques pays du Moyen-Orient.
  • De 40 % à 50 % des femmes de l′Union européenne ont fait état d′une forme ou d′une autre de harcèlement sexuel sur le lieu de travail.
  • L′infanticide féminin, la sélection prénatale en fonction du sexe et la négligence systématique des filles sont répandus en Asie du Sud et de l′Est, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.
  • 102 États ne disposent pas de dispositions juridiques spécifiques sur la violence familiale.
  • Selon les études, 55 % à 95 % des femmes qui ont fait l′objet de violence physique conjugale n′ont jamais contacté la police, une ONG ou un refuge pour obtenir de l′aide. La honte et la peur empêchent les femmes de rechercher assistance et réparation. Parfois, c'est le découragement qui prend le pas sur l'envie de porter plainte (justice inefficace selon l'antériorité des agressions, attaques juridiques quasi-impossibles auprès de fonctionnaires de l'État, coût de la procédure, etc.)
Il s'agit aussi de ré-affirmer des droits pré-existants ; avortement, égalité de traitement, de considération, d'écoute, de salaire... et de lutter contre les idées reçues ; « Les femmes sont comme ceci ou comme cela », « Sois belle de la façon dont on te dit de l'être », « Un couple c'est forcément un homme et une femme », « Il faut avoir des enfants pour s'épanouir », « Tu n'es pas capable de te défendre contre quelqu'un qui t'agresse », « Le travail du sexe ne peut pas être issu d'un choix conscient», etc.

Ces idées vous parlent, vous font réagir ou bien ne vous disent rien du tout ? Venez donc en discuter (ou pas), ce repas est ouvert à tou.tes.s. À dimanche !


resto-trottoir d'octobre

Le prochain resto-trottoir se tiendra comme à son habitude le dimanche 27 octobre place Marulaz à Besançon à partir de 12 heures 30 (12 heures, nouvelle heure! pour l'installation).
On dégustera de nouvelles spécialités végétaliennes c'est-à dire composées exclusivement d'aliments d'origine végétale dans une ambiance conviviale et solidaire contrastant on l'espère le plus possible avec les sentiments d'exclusion et de rejet dont on veut nous imposer l'omniprésence délétère.

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Aussi, venir au resto-trottoir, c'est un moyen comme un autre de dire non à la violence raciste du FN, aux conditions qui sont faites aux étrangers sans papier en régime "socialiste" (à Besançon comme à Levier) ainsi qu'aux travailleurs licenciés et aux chômeurs en fin de droit ... Un moyen pour rappeler que "la crise" à bon dos, permettant au patronat de s'engrosser un peu plus tout en méprisant ouvertement militants écologistes et syndicalistes.

Projections et débats

Vivre sans argent,
un projet de société ?
 
L’économie de don : vers la création
d’une société sans échanges monétaires.


L’argent est omniprésent dans nos vies actuelles et il est difficile d’imaginer ce que serait notre quotidien sans la monnaie. Pourtant, de plus en plus d’initiatives voient le jour en mettant en avant l’idée de partage, de gratuité, d’échanges libres. Ces mouvements font-ils partie d’une tendance vouée à la disparition ou sont-ils précurseurs d’une nouvelle manière de penser l’économie ?

Que se passerait-il si demain, nous supprimions l’échange monétaire, le remplaçant par le don et le partage en établissant des communautés de quartiers, de villages, de rues où la confiance ferait office de carte bancaire ?

Nous vous invitons à venir participer à une soirée “projection-débat” sur le thème de la vie sans argent, de l’économie de don et du partage.

Le débat sera animé :
  • par Benjamin, expérimentateur d’une vie sans argent depuis plus de trois ans ;
  • par Philippe, auteur entre autres, du livre “Une poignée de riches, des milliards de pauvres”* et qui nous parlera aussi de ses expériences du SEL du Jura (Arbois) ;
  • par Michelle du SEL du Doubs (Besançon).

Venez partager vos points de vue, critiques et visions pour enrichir le débat et rêver ensemble d’un autre monde !

Vous êtes invité.e.s ce mercredi 16 octobre à la librairie l’Autodidacte, avec :
- à partir de 19h30, collation (un apéro-buffet quoi !) et rencontres ;
- à partir de 20h, projections de courtes vidéos ;
- puis discussions et débats avec les intervenant.e.s.



* “Une poignée de riches, des milliards de pauvres”
de Philippe Godard, Syros Jeunesse, collection J’accuse, 2012.
 

resto trottoir de septembre

Le resto-trottoir de la rentrée c'est le dimanche 29 septembre à partir de 12 heures 30 place Marulaz à Besançon.

Comme l'année dernière, ce resto sera l'évènement qui viendra conclure la semaine de la rentrée libertaire dans la quelle le collectif resto trottoir s'est inscrit en  proposant  le jeudi 26 à 20 heures une projection débat dénonçant le gaspillage alimentaire.
Aussi pour passer de la parole aux actes, ce resto comme les autres sera confectionné à partir d'aliments récupérés, des invendus qui sinon auraient terminés leurs jours dans une poubelle avant même d'être devenu inconsommables! 





Gaspillage Alimentaire


Société capitaliste
=
société de gaspillage


Le gaspillage n’est pas un problème secondaire de la société capitaliste auquel on pourrait trouver une solution en récupérant ou en recyclant ses déchets mais le fondement même de ce système.

Quand le but ultime d’une société est de faire de l’argent en vendant le plus possible d’objets, on ne se pose plus la question de pourquoi on produit et à quoi cela sert, mais comment produire le moins cher possible des objets pour les vendre à des consommateurs qui n’en ont peut-être pas vraiment besoin. On se retrouve donc avec :
  • un système de production basé sur la mauvaise qualité, l’obsolescence programmée des objets (des appareils prévus pour tomber en panne après une certaine durée d’utilisation) qui contraint les individus à retourner régulièrement dans les magasins pour racheter ce qu’ils possédaient la veille mais dont ils ont dû se séparer parce qu’une petite pièce est cassée et qu’il n’existe aucun moyen pour la changer ou la réparer.
  • un système de propagande tentaculaire, la publicité, qui incite les gens à acheter toujours plus, à construire leur identité sociale à partir de ce qu’ils possèdent, à se conformer à des modes et des normes qui les contraignent au changement permanent.
Résultat : Des personnes s’épuisent au travail, y ruinent leurs espoirs et leur santé, des ressources naturelles précieuses sont gaspillées pour produire et transporter des objets qui finissent dans une poubelle, parfois après quelques minutes d’utilisation. Des territoires sont dévastés pour aller chercher toujours plus loin des matériaux toujours plus rares et des montagnes de déchets s’entassent ou sont brûlés, polluant progressivement la terre, l’air et l’eau.

C’est ce système absurde dans son ensemble que nous devons combattre, qui détruit la vie des gens et est à l’origine des catastrophes écologiques qui nous menacent.

Tout est lié. Les délires spéculatifs et financiers, l’exploitation des êtres humains et des animaux, la destruction des écosystèmes et du climat, le massacre des cultures ancestrales et la répression de tous modes de vie et de pensée contraires au système. Si nous laissons les choses perdurer et cette classe dirigeante cynique et cupide prendre à notre place les décisions concernant notre avenir le plus immédiat, nous risquons de nous retrouver sans ressources, sur un bout de caillou stérile et radioactif croulant sous des montagnes de déchets parfaitement inutiles.

Dès aujourd’hui et avant qu’il ne soit trop tard, nous devons remettre en cause, dans notre vie de tous les jours, tout ce qui nous pousse à cautionner ce système et apprendre à vivre sans ses gadgets inutiles, ses aliments dénaturés, ses divertissements abrutissants.

Mais nous devons surtout nous organiser pour créer des modes de production et de distribution alternatifs basés sur la réponse aux besoins fondamentaux des être humains et non sur l’enrichissement sans limite de quelques-uns.

Nous devons donc nous battre contre celles et ceux, qui pour défendre leurs petits intérêts égoïstes, s’obstinent à voir la sortie du capitalisme comme une utopie.

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Par rapport aux campagnes nationales et internationales sur le gaspillage alimentaire…

Comment tromper son monde ? Attention ! Les politiques anti-gaspillages cachent un train de marchandises profits !
Pendant que le gouvernement insiste sur nos 20 kg par an et par habitant gâchés :

RIEN : Sur le système productiviste intensif et l’industrie agro-alimentaire, soit :
  • RIEN sur le matraquage de publicités nous incitant à acheter des produits inutiles et, bien sûr, RIEN pour les faire enlever de nos paysages !
  • RIEN sur la remise en question de lois (de 1930) promulguées par l’État selon lesquelles la destruction de produits alimentaires est indispensable en raison de la surproduction… (blé passé au bleu de méthylène, lait répandu dans les caniveaux, vignes arrachées, pièces de bétail abattues...)
  • RIEN sur Bruxelles et la continuation de ces lois : il suffit, par ex, de stocker des milliers de tonnes de beurre, puis de les déplacer, pour qu’elles deviennent impropres à la consommation… et toucher des subventions.
  • RIEN sur l’utilisation abusive du mot « durable » qui n’a aucun sens dans un système capitaliste !
  • RIEN sur la necéssité de changer d’alimentation (l’alimentation végétale et locale est beaucoup moins consommatrice d’eau et d’énergie)…
TOUT : Sur l’individu-consommateur culpabilisé à outrance, soit :
  • TOUT mettre sur le dos des enfants à la cantine qui ne finissent pas des assiettes insipides et idem pour les collectivités. Rendre responsable toutes les familles, indépendement de leurs revenus, d’achats inconséquents…
  • TOUT retirer aux gens sans moyens (SDF, sans-papiers, retraité.e.s, précaires qui refusent d’être dans les réseaux de charité pour raison de fichage et autres) : rendre impossible la survie par la débrouille (récupération alimentaire comme le glanage des fins de marchés…)
  • TOUT rendre inaccessible sans vente/achat : comme pour nos objets, désormais irrécupérables dans des déchetteries scellées et “gardées comme des prisons”.
  • TOUT javeliser ou détruire la nourriture plutôt que la donner ! Être sûr qu’il y a des crève-la-faim plutôt que ne pas faire de profits ! Puis, obliger le pauvre à manger ce qu’on lui vend (ou donne).
  • TOUT doit faire profit ! Mise en place d’entreprises pour faire acheter les produits périmés par le consommateur pauvre. Attention les entreprises d’abbattages ont du rab à gogo : les farines animales !… Bientôt pour les humain.e.s ? … ou alors bientôt dans les lasagnes ?…
Il n’y a pas d’alternatives : Pour arrêter le gaspillage, il faut abolir le capitalisme !

Débat sur le Scandale du Gaspillage Alimentaire

Ce jeudi 26 septembre 2013 à partir de 19h30 à la librairie L’Autodidacte, le Resto Trottoir vous invite à venir débattre dans le cadre de la Rentrée libertaire autour du film documentaire de France 5 : le Scandale du Gaspillage alimentaire.

(Collation et début du visionnage vers 20h, durée du film : 50 mn et débat).

En France on estime à 150 kg la nourriture gaspillée par an et par personne ; ce gâchis a lieu à tous les niveaux : production, distribution, transformation, dans les collectivités ainsi que dans les foyers.

Année 2013 : le pacte national national de lutte contre le gaspillage alimentaire est lancé par le gouvernement et trouve écho dans les médias – il sera prolongé par une campagne européenne en 2014.

Le gaspillage alimentaire, tout le monde l’entend : on est a fortiori “pour”. Qui serait contre ? On nous promet un changement pour l’environnement, une amélioration de l’alimentation des pauvres, de la création d’emploi, une information pour redécouvrir les aliments et leur conservation… D’ailleurs, la Ville de Besançon et la région Franche-Comté s’engagent dans ce “pacte” que vous pouvez découvrir ici : http://draaf.franche-comte.agriculture.gouv.fr/Le-gaspillage-alimentaire

Pourtant derrière ce pacte et cet engagement de l’État, nous pouvons y décerner un programme dans lequel nous pouvons déjà voir les incohérences, les erreurs de cible, le déni du système productiviste, la récupération des idées généreuses et de l’enthousiasme des habitant.e.s et des associations caritatives, la soumission au contrôle social, et tout un tas d’autres petites ou grandes choses qui s’abattront sur le bout de la chaîne du gaspillage : la ou le consommatrice/teur.



Nous vous proposons de venir discuter des intérêts en jeu, de réagir à ces mesures, les décortiquer et définir ensemble les initiatives qui donneront sens à 2014, l’année européenne du gaspillage alimentaire.

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Voici ci-dessous un tract sur le sujet que nous avions fait pour diffuser lors d’une action pendant le Carnaval des Herbes Folles / des Mauvaises graines / de la Charogne de juin 2013, ainsi que l’affiche du débat que nous vous proposons de relayer dans vos réseaux…




Rentrée libertaire du 21 au 29 septembre

Contre la morosité ambiante, pour reprendre le chemin des luttes, les libertaires bisontin.e.s vous invitent à participer à une semaine sociale et festive, agrémentée de moments de discussion, de réflexion et convivialité.
Le Resto Trottoir, qui n’est pourtant pas composé que de libertaires, s’associe à cette rentrée parce qu’il partage des valeurs communes telles que l’autogestion, l’absence de hiérarchie et la solidarité.

Voici le programme ci-dessous :

SAMEDI 21
Organisé par le groupe Proudhon de la Fédération Anarchiste
17H : Pôt de rentrée
19H : Concert avec les Fées Minées
21 h : Réunion publique sur le thème « Révolution et anarchisme en Tunisie », avec un militant anarchiste tunisien.
L’AUTODIDACTE - ENTRÉE LIBRE

MARDI 24
Organisé par la CNT 25
20H - Projection-Débat : « Spezzano Albanese »
David Rappe, 2003, 35 mn, VOSTFR
À Spezzano Albanese, petite ville de 7 000 habitants en Calabre (sud de l’Italie), des libertaires ont impulsé et animent une Fédération municipale de base. Fondée sur des pratiques d’auto-organisation, elle est une alternative, par la démocratie directe, aux institutions municipales et à la délégation de pouvoir. La FMB montre que d’autres formes d’organisation sociales existent, qu’il est possible de s’impliquer directement dans la gestion de sa ville et de sa vie, de prendre ses affaires en main, d’agir au lieu d’élire.
L’AUTODIDACTE - ENTRÉE LIBRE

MERCREDI 25
Organisé par des libertaires
20H : Exposé - débat « “i-Esclaves” en Chine et exploitation “made in Europe” »
Animé par un camarade vivant à la fois en Europe et en Chine qui apportera des éclairages « de l’intérieur » sur les luttes ouvrières en Chine et sur la pénétration du capital chinois dans l’Union européenne.
L’AUTODIDACTE - ENTRÉE LIBRE

JEUDI 26
Organisé par le Resto Trottoir
20 H - Projection-débat : « Le scandale du gaspillage alimentaire »
Fr5, 2013, 51 mn
En France on estime à 150 kg la nourriture gaspillée par an et par personne ; ce gâchis a lieu à tous les niveaux : production, distribution, transformation, dans les collectivités ainsi que dans les foyers. Ce documentaire de France 5 illustre tout à la fois des causes, des solutions et parfois certaines dérives de celles-ci. Le Resto Trottoir invite à discuter des véritables enjeux sociaux et environnementaux et à débattre sur la pertinence des mesures nationales et européennes.
L’AUTODIDACTE - ENTRÉE LIBRE

VENDREDI 27
Organisé par le groupe Proudhon de la Fédération Anarchiste
20H30 : Réunion publique avec Jean-Pierre Garnier sur l’embourgeoisement des vieux quartiers populaires des centres villes ou “gentrification”.
L’AUTODIDACTE - ENTRÉE LIBRE

SAMEDI 28
Organisé par le Resto Trottoir
De 10h à 18h : Atelier de cuisine végétalienne (préparation du repas pour le lendemain)
CUISINE COLLECTIVE - 42 rue Battant (rdv à 10h et/ou 14h, précises au 42 rue Battant)

DIMANCHE 29
Organisé par le Resto Trottoir, collectif Food Not Bombs.
À partir de 12H30 : Repas végétalien, mensuel, gratuit et non-exclusif avec sa zone de gratuité (vêtements, chaussures, livres), son infokiosque (brochures, badges, tracts) et ses rencontres.
PLACE MARULAZ

Lieux :
- LIBRAIRIE L’AUTODIDACTE – 5 rue Marulaz – 25000 BESANÇON
Ouvert le mercredi de 16h à 19h et le samedi de 15h à 19h
- CUISINE COLLECTIVE - 42 rue Battant – 25000 BESANÇON
- PLACE MARULAZ – 25000 BESANÇON

Et l’affiche :


Les Incroyables Comestibles

C’est avec plaisir que le Resto Trottoir, collectif Food Not Bombs de Besançon, vous annonce que les Incroyables Comestibles se sont créés à Besançon en mars 2013… à partir de personnes issues du Resto Trottoir et fortement intéressées par les Guerilla jardinières, la réappropriation alimentaire locale et la place du béton dans nos villes !

Ce n’est que l’évolution normale d’un collectif où les individus, enrichis des rencontres que permettent les repas, ont pu s’organiser autour d’une apprentie utopiste chaleureuse (on ne la citera pas mais nous la soutenons férocement !). C’était le début de l’aventure !, avec quelques plantations sauvages dans des belles jardinières faites maison et puis les projets s’épanouissent jusqu’à la réalisation effective :

Installation dans les quartiers sans autorisation et en se réappropriant les espaces abandonnés, les abords de maison et les coins de rues. Puis discussions avec des personnes intéressées qui pouvaient prêter des terres, balcons, terrasses, etc., pour semences végétales et reconquête de la verdure sur le béton ! Ateliers et partages d’idées avec d’autres collectifs, maisons de quartier et plein de gens dynamiques et solidaires…


En août 2013, un trou de serrure* a été construit : fabriqué sans autorisation en 2-3 heures à l’issu d’un repas du Resto Trottoir avec des personnes qui se sont mobilisées pour que cela existe, se fasse et se partage… il est magnifique ! Il est situé dans le parc entre la rue Léon Deubel et l’avenue Charles Siffert : découvrez-le vite avant que la Ville de Besançon ne le détruise…

Cette mobilisation a permis l’envol définitif du collectif : rejointe par plein de personnes, les jardinières faites de récupérations de boîtes, de plastiques, de palettes, etc, fleurissent un peu partout dans Besançon. Repérez-les !! Vous pouvez participer, soutenir et inviter le collectif, prêter des terres ou donner de la terre, des graines et des plantes au collectif Incroyables Comestibles de Besançon !!

Blog : les-incroyables-comestibles-besancon.blogspot.fr
Mail : mang2025@gmail.com
Tél.
(Linn Linn) : 07 61 93 33 76

Première étape : cercler de pierres.


Deuxième étape : remplir de branches, cartonnages puis de terre.
Troisième étape (pas sur là sur la photo) : terre et plantes.
Le principe du trou de serrure.

resto-trottoir août

Un resto-trottoir pour le mois d'août en association avec les incroyables comestibles besac et avec la participation de bien urbain

Venez nous rejoindre ce dimanche 25 aout à partir de 12 heures 30 place Marulaz à besançon munis de vos pioches, bêches et arrosoirs ainsi que de toutes les graines que vous voudriez voir fleurir sur votre chemin car après le repas les incroyables comestibles nous invitent à une séance de "guérilla potagère" le long des rues du quartier.
En semant et en plantant fruits légumes et fleurs partout en ville nous souhaitons poser la question de l'utilisation de l'espace commun et de sa privatisation à usage décoratif par des institutions qui ne se préoccupent nullement de savoir ce qui nous plairait de voir et de sentir chaque fois que nous quittons le bétons de nos immeubles.
Alors que le gaspillage alimentaire atteint des sommets et que de plus en plus de gens n'ont même plus les moyens de se payer les fruits pourris d'une agriculture malade et de plus en plus chère nous pouvons prendre nos assiettes en main et participer à nouveau à la production de ce que nous mangeons.





 


Si le sujet vous botte, il sera de nouveau abordé lors d'un ciné-débat sur le gaspillage alimentaire organisé par le resto-trottoir dans le cadre de la rentrée libertaire la dernière semaine de septembre.

Repas de Juillet 2013

“Nous existons, nous militons !”

C’est par cette accroche que nous voulons apporter un soutien à Toufik de Planoise, un étudiant qui tient un blog, milite activement dans son quartier et qui risque une amende de 520 euros par la Ville de Besançon pour collage de 12 affichettes.

Nous vous conseillons de lire son article sur le sujet sur son blog ici :
http://www.toufik-de-planoise.net/

Car oui, le manque d’espaces de collages légaux pour diffuser ses idées de manière alternative est criant à Besançon. Les colleurs professionnels (commerciaux : boîtes de nuit, entreprises culturelles, événements en salon) recouvrent tout sur leur passage ne laissant que peu de choix aux individus, associations et collectifs – qui n’ont que trop peu de moyens financiers – que d’investir d’autres espaces. Le Resto Trottoir, avec ses petits formats A4 et A3, entre dans ce cas de figure ! Il colle où il peut…

D’un point de vue “démocratique”, il faudrait non seulement revoir l’Histoire… Les Anciens écrivaient sur les murs afin que tout le monde sache ce qui se passait dans leur ville et même les lois étaient accessibles à toutes et à tous, inscrites sur les murs.
Mais il faudrait aussi revoir la réalité d’aujourd'hui… Plus personne ne peut faire connaître ses idées autrement que par le système marchand. Dans les villes, les sucettes de publicité, les panneaux déroulant électriques et d’immenses télévisions (tout cela ayant un fort coût énergétique) fleurissent partout sur nos murs et nos trottoirs, cédant l’espace publique à l’espace marchand.

Des règles apparaissent dans les villes : impossibilité de nouveau mobilier urbain sous peine de dévaloriser le patrimoine, mais elles ne s’adressent pas aux commerciaux ! … juste aux militant.e.s, aux citoyen.ne.s, aux associations et collectifs ! Les villes sont aussi au minimum ou même bien en dessous des quotas (imposés par l'Europe) du nombre d’espace de collage par habitants ! Et Besançon n’y échappe pas…

On pourrait faire autrement ? Mais qui a les moyens d’accéder à la télévision ou aux journaux ? Qui pense même que le débat y sera honnête et intéressant ? Quiconque de passionné dans un sujet (politique ou autre) a pu se rendre compte de la vindicte des journalistes envers les idées “solidaires” (ou dites anti-capitalistes), envers la gratuité et bien d’autres. On le voit bien : seules les entreprises commerciales et culturelles qui ont des fonds grâce à la vente et l’achat (d’objets ou de billets d’entrées) peuvent s’exprimer. Les autres, restez devant votre télé !

… Et si vous êtes de celleux qui ne restent pas devant la télé mais qui occupez votre temps avec des projections publiques, des débats, des blogs, des repas, des festivals, des concerts, des picnics, des tables d’informations, alors le risque de devoir prendre une amende un jour vous, et nous, pend au nez !

Pour autant, on a collé, on colle et on collera… !!

Nous existons, nous militons, aussi rejoignons-nous au
prochain Resto Trottoir (collectif Food Not Bombs de Besançon),
aura lieu le dimanche 28 juillet à partir de 12 heures 30,
(ou à partir de 11h30 pour participer à l’installation),
sur la place Marulaz (s’il fait beau)
ou sous les arcades du quai Vauban (s’il pleut).

Merci de faire tourner l’info !
(L’affiche est en pièce jointe)

À dimanche,
les Trottant.e.s

Les morts ont tous la même peau !!

Ce 30 juin, vous êtes convié.e.s à venir au prochain Resto Trottoir qui se veut toujours sous le signe du rassemblement, de la solidarité et… de l’intelligence contre les idées nauséabondes !

Car oui, tristement, couleur d’une peau, sexe biologique permettant l’enfantement, langue et/ou origine étrangère, sexualité ou identité différentes de la norme, âge ou handicap, apparence physique et condition sociale, tous ces caractères particuliers de personnes qui ne correspondent pas au modèle dominant de la société, sont aussi des “marques” qui peuvent nous ostraciser, nous faire rejeter par notre voisin, nous faire haïr par l’Autre jusqu’à finalement nous exclure de la société des êtres humains… et l’on a déjà bien assez dans l’Histoire des histoires de ce processus.

Il est d’ailleurs vrai que les freins sociaux au développement individuel sont souvent d’origine étatique. Les médias, eux aussi, contribuent à diffuser les normes sociales favorables aux dominants et représentent toutes les minorités par des clichés éhontés.
Ils mettent en scène les idées et actes violents nauséabonds de l’extrême droite afin d’en faire du spectacle et du profit, ce qui contribue, volontairement ou non, à les banaliser dans “l’opinion”.

Alors, voilà, nous (et vous, n’est-ce pas ?), on va faire danser nos os au soleil, parce que sous toutes nos différences il y a bien des points communs : on veut vivre nos passions, nos désirs, nos amours, et cela, qui que nous soyons !!

Ce 30 juin, dès 12h30 (ou plus tôt), v’nez danser avec nous, et, plus sûrement, partager ensemble un repas !

À bientôt,
les Trottant.e.s

Et n’hésitez pas à faire passer l’info et l’affiche !



CARNAVAL à Besançon !

Bisontins, bisontines,
Habitant.e.s de cette planète ou d’ailleurs !


Vous en avez assez de patauger dans la boue de ces travaux pharaoniques réalisés avec votre argent pour assurer les profits de Bouygues et de ses amis ?


Vous êtes fatigués de vous tuer à la tâche dans des boulots abrutissants et mal payés quand d’autres sont au chômage et s’enfoncent dans la misère ?


Vous ne supportez plus l’arrogance de cette classe dirigeante capable de détruire la planète et la vie de ses habitants pour assouvir ses plaisirs ridicules et son désir de domination ?


Et bien… vous avez de la chance ! Car ce samedi 15 juin à partir de 16 heures place de la Révolution à Besançon, tout cela est terminé !


Ce samedi, Carnaval va passer par là et tout renverser !
Les riches deviendront misérables !
Les puissants pointeront au chômage pour pouvoir bouffer !
Les intello-médiatiques useront leurs cordes vocales pour vendre des poissons à la criée !
Ce samedi, la ville est à nous !
Ce samedi, elle est belle et accueillante !
Elle est gratuite !
C’est le moment d’en profiter !
C’est le moment de venir nous rejoindre à partir de 16 heures, place de la révolution (à faire), costumés ou non, avec vos casseroles et autres instruments, pour fêter carnaval et souffler avec lui un vent nouveau de liberté sur la ville endormie.


Une vidéo de l’appel :
http://youtu.be/OdF2QR0E_-M

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Oyez oyez !

Le méchant sarkozu qui dominait le pays est partu.

La mo-rose-ité tranquille berce à nouveau notre société…

Mais les problème restent… et la « crise » (?) profite toujours aux mêmes...
Les actionnaires s’empiffrent… et les autres ?
Les autres attendent.

Si vous en avez marre d’attendre et que vous pensez qu’il est temps de se faire entendre…

Venez participer au CARNAVAL REVENDICATIF ET FESTIF le 15 juin 2013
Rendez-vous à16 h place de la Révolution !

Venez déguisé-e-s ou pas avec vos pancartes, vos coups de gueule, vos instruments de musique ou vos casseroles…
Déambulation vivante, bruyante, revendicative et musicale…
et pour le final : fête de rue et musique !

Pourquoi un carnaval ?
  • Parce que derrière le vernis démocratique nous sommes méprisé-e-s, exploité-e-s, fiché-e-s, fliqué-e-s, gouverné-e-s.
  • Parce que le carnaval c’est le renversement symbolique de l’ordre établi.
  • Pour revendiquer une société égalitaire et réellement démocratique.
  • Pour reprendre la parole confisquée par les médias.
  • Pour faire de la rue un lieu de vie !

Le Resto Trottoir associé à bien d’autres collectifs, individus et associations, est heureux de vous inviter à nous rejoindre ! Vous pouvez nous écrire pour organiser et participer avec nous à l’événement collectif. N’hésitez pas à faire tourner l'info, à imprimer les affiches, les diffuser ainsi que la vidéo ! Et contactez-nous à : carnaval.besac@herbesfolles.org





Repas du joli mois de mai !

Et oui, c’est de l’humour… la météo ne rend pas ça très “joli joli”. Il a neigé à 60 km d’ici !
Mais dimanche il fera beau lors du repas mensuel, c’est bien connu : le Resto Trottoir sacrifie des navets à l’autel du soleil !

Ce mois-ci on a retrouvé le vélo de Léguman !
… parce que Léguman est écolo, un chouia décroissant, contre l’idéologie sociale de la bagnole, parce qu’il aime se déplacer vite (une voiture ça n’a qu’une moyenne de 8 km/h en ville et le vélo, lui, c'est 15 km/h en ville !), parce que Leguman refuse d’être mis en conserve et de faire sa vie dans les embouteillages des tapis goudronnés…

Léguman vous donne des rendez-vous à Besançon et des liens :
- ce samedi 25 mai : manif à vélo par l’AUB.
- ce samedi 1er juin : fête du vélo par Vélo Campus.
- Alleycat de Besançon : lien ici.
- Pour une Ville Sans Voiture : le site de CAR FREE.
et la fameuse “journée” sans voiture.

Voilà ! “Vive le vélo et les légumes” !!
Alors retrouvons-nous ce dimanche 26 mai à partir de 11h30 PLACE MARULAZ pour nous installer puis autour du repas vers 12h30 !



Intervento

Le Resto Trottoir vous invite à venir découvrir l’INTERVENTO.

L'INTERVENTO c'est une compilation de textes, chants, images, témoignages
sur les luttes autonomes italiennes dans les années 70.

Ça se passe :
le DIMANCHE 12 MAI à 16H
dans les locaux de RADIO BIP, 14 rue de la Viotte (la petite rue juste en
dessous de la gare). ENTRÉE LIBRE

La représentation sera suivie d'un apéro-grignotage puis d'une discussion
sur les liens entre les luttes des années 70 et les luttes actuelles.
 
----- Présentation de l'INTERVENTO Le mouvement autonome italien est peut-être l'un des mouvements de lutte les plus puissants de l'histoire récente occidentale. Fort de ponts exceptionnels entre étudiants et ouvriers, "autonome" des partis et des syndicats, massif et violent dans ses modes d'actions, il fera durer mai 68 pendant dix ans. Ce sont les "hordes païennes" de jeunes immigré-e-s du Sud qui paralysent les usines, revendiquant le refus du travail, remettant à l'ordre du jour les pratiques d'action directe qui avaient secoué les mêmes industries en 1920 avant de s'endormir sous le fascisme. Ce sont des quartiers entiers qui, face à l'inflation, refusent de payer les loyers ou les factures. C'est une irruption tonitruante des femmes, homosexuel-le-s, jeunes et chômeurs-ses sur la scène politique. Ce sont des analyses précises et originales de la transformation de l'économie occidentale. C'est une explosion des radios libres qui se font "la voix des sans-voix" tout en jonglant avec l'ironie et la philosophie. C'est enfin le tournant de 1977, les émeutes, les chars blindés à Bologne, une répression féroce : un mouvement étranglé qui n'a plus d'autres issues que la fuite, l'héroïne ou la clandestinité. Beaucoup "d'autonomes" passeront des années en prison, sans manquer d'en faire encore un lieu de luttes. Des lectures tirées de plus de 15 ouvrages différents et entrecoupées de sons et d'images permettront, chapitre après chapitre, d'avoir un aperçu de l'atmosphère brûlante de l'époque et d'approcher les questions qu'elle nous pose aujourd'hui.

Crêpes parties

Il y avait des crêpes à l'occasion des derniers repas du Resto Trottoir, préparées à même une authentique crêpière à gaz bretonne. Beaucoup s'étonnent que l'on puisse faire des crêpes sans lait, mais après tout les galettes au blé noir n'en contiennent pas. Et puis comment fait-on pour se passer des œufs ? Sur cette question il y a plusieurs solutions.



En testant plusieurs recettes ma préférence s'est portée sur celle du site de l'asso végé de france : les œufs sont remplacés par de la fécule de maïs ou de pomme de terre ou par des bananes pour une version sucrée.

Voici donc une personnalisation de cette recette pour des crêpes légères qui se tiennent bien :

- 500 g de farine de blé
- 1 l de lait de soja, pur ou coupé avec de l'eau, ou autre lait végétal.
- 2 cuillères à soupe d'une huile neutre ( = 20 g ou 30 ml )
- 6 cuillères à soupe de fécule ( ex : Maïzena ) ( = 60 g ) diluée dans son volume d'eau (90 ml)
- 1 pincée de sel

Mélanger les ingrédients secs ensemble, ou mieux les tamiser, faire un puis, et incorporer progressivement le lait et ajouter l'huile à la fin.

Pour une saveur parfumée avec des crêpes sucrées on peut remplacer avantageusement une partie ou la totalité de la fécule par des bananes : 1 grosse banane remplace deux cuillères = 20 g de fécule et 30 ml d'eau. Banane que l'on mixe avec le lait comme pour faire un milk shake.

Si la pâte doit être étalée sur une crêpière à gaz comme celle-ci ou une crêpe party, il faut la faire un peu plus épaisse en ne rajoutant pas d'eau à la fécule par exemple.

Avec une poêle antiadhésive pas besoin de huiler, dans les autres cas utilisez la technique du papier absorbant avec de l'huile friture ou de la palme. En passant le papier entre chaque crêpe on ne rajoute que le minimum pour éviter que ça ne colle.

Bon Appétit !

RT avril 2013 : Un bon repas est un repas solidaire…

… et une bonne prison est une prison vide !

Et oui, c’est le Printemps des Prisons* ! … et le Resto Trottoir s’associe au Genepi bisontin pour informer sur ce sujet trop méconnu…

Le contrôleur des lieux de privation de liberté rendait public en décembre 2012 un rapport accablant sur les conditions matérielles de détention à la prison des Baumettes (Marseille) qui pointait la surpopulation, le manque de personnel, la vétusté des installations et la violence entre détenus.
Les médias relayant l’information, étalaient leur humanisme et s’indignaient face à la vétusté des lieux… Bien sûr, leur solution est évidente : construire de nouvelles prisons !, aménager les cellules !, recruter plus de matons !
Pourtant le nombre de prisonniers devient très inquiétant depuis 3 ans. Nous avons en effet atteint le niveau critique d’un prisonnier pour 1000 habitants. C’est un niveau « historique » jamais encore égalé depuis la libération de la France en 1944.
En revanche rien sur la violence des rapports sociaux qui engendre les prisons, rien sur une éducation qui permettrait moins de crime (par exemple de “genre” : sexisme conduisant aux viols et violences conjugales, etc.), rien sur la justice de classe et la politique pénale, rien (voire moins qu’avant) sur des prises en charge psychiatriques… Ce qui compte pour eux ? Hé bien, c'est de pouvoir enfermer plus et enfermer mieux (mais à visage humain).

Alors voilà, on n’va peut-être pas ouvrir toutes les prisons demain mais on peut au moins en discuter devant un bon repas, ce dimanche 28 avril 2013 à partir de 12h30 (11h30 pour celleux qui veulent bien aider à l’installation) et ATTENTION, cette fois-ci, en raison (comme chaque année) du vide-grenier de l’association Tambour Battant, nous serons place Bouchot (le parc en haut de la rue Battant)…

Et puis on peut simplement venir pour partager le soleil et le bout de gras avec d’autres… ! Et comme d’habitude : apporter ou prendre des vêtements, des livres et du matos de la zone de gratuité, venir récupérer quelques légumes et fruits qui n’ont pas été cuisiné pour le repas collectif, venir juste pour papoter avec son voisin et sa voisine de table ou aussi pour retrouver l’association “Comme un élan” qui nous accompagnera encore quelques temps… Alors à bientôt place Bouchot !



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 Quelques infos :

* http://www.printempsdesprisons.fr/
+ http://www.genepi.fr
… et plus précisément sur Besançon : http://www.genepi.fr/actualites/article-676.html

>> Dans le cadre du printemps des prisons, le groupe GENEPI de Besançon organise un “festival carcéral”... et vous y invite !
Ce sera du 29 avril au 11 mai avec toujours des ciné-débats, café-débats, émission de radio quotidienne sur Radio Bip et la journée de clôture Place pasteur le 11 mai avec des concerts et cetera et une soirée musique au Carpe pour finir.
Pour plus d’info, pour participer à l’émission de radio ou pour filer un coup de main, contactez-nous à groupe.besancon@genepi.fr  (créneaux horaires à venir)
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resto-trottoir de mars

Retrouvons nous ce dimanche 31 Mars à partir de 12 heures 30 place Marulaz pour un nouveau resto-trottoir
         Si l'on y croise un oeuf ou un lapin, ils seront en chocolat et pas la moindre trace de vieille rosse fatiguée ou de joli petit poulain puisque le repas est totalement végétalien. Il n'est pas non plus nécessaire de faire un petit détour par Chypre pour récupérer quelques petits billets avant la faillite car il est également gratuit.
      Bref plutôt que de se taper la messe, le resto-trottoir est encore ce qu'il y a de mieux à faire pour tromper l'ennui un dimanche comme celui-ci.

La guerre au Mali

Le collectif Food Not Bombs de Besançon, “le Resto Trottoir”, vous encourage à ne pas gober les discours des médias français et à vous pencher sur les études du groupe “Survie” qui fait un travail excellent sur la Françafrique, cette main-mise néocoloniale de la France sur l’Afrique.
Nous vous incitons à vous documenter : leur association publie et promeut un large choix de livres.
Nous vous laissons découvrir un de leur article sur le sujet :


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*La France intervient au Mali et réaffirme son rôle de gendarme en Afrique*

Communiqué de Survie France, le 14 janvier 2013

*C’est finalement le 10 janvier 2013 que la France est entrée en guerre au Mali. La communication du gouvernement français, reprise sans questionnement par les principaux médias, tend aujourd’hui à légitimer par tous les moyens et tous les arguments cette nouvelle intervention militaire française sur le sol africain et son rôle de "/gendarme de l’Afrique/". Pour Survie, association qui dénonce depuis longtemps l’ingérence et la domination de la France envers ses anciennes colonies africaines, il est important de rappeler quelques éléments de contexte et d’analyse critique sur cette intervention française, sans minimiser l’ampleur de la crise que connait le Mali.*

La menace que font peser ces groupes armés sur la population et l’intégrité du Mali est indéniable. Leurs exactions sont connues et ont provoqué la fuite de centaines de milliers de personnes. Après le calvaire vécu par les populations dans le Nord, le soulagement des Maliens en ce moment est compréhensible. Si l’intervention française semble effectivement avoir mis un coup d’arrêt à l’offensive vers le sud du pays de mouvements armés qui se revendiquent d’un islam radical, il existe cependant d’autres motifs, militaires et politiques, à l’opération Serval rendant la conduite française des opérations critiquable.

*Le camouflage multilatéral d’une opération française*
*Cette intervention ne s’inscrit pas dans le cadre des résolutions de l’ONU*.
Des mois de négociations ont permis de faire voter trois résolutions du Conseil de Sécurité, ouvrant la voie à une intervention internationale sous responsabilité africaine et pouvant faire usage de la force, mais officiellement sans implication directe des militaires français. En informant simplement le Conseil de Sécurité sur le fait que son intervention urgente "/s’inscrit dans le cadre de la légalité internationale/" eu égard aux dispositions de la Charte de l’ONU, elle a finalement pu justifier une décision bilatérale. Ce changement majeur, qui met ses « /partenaires/ » devant le fait accompli, est complaisamment occulté afin de laisser à nouveau croire que la France met en œuvre une volonté multilatérale actée au sein de l’ONU. Il est donc nécessaire qu’elle respecte au plus vite les résolutions de l’ONU.

*Une fois de plus, la France joue le rôle de gendarme de l’Afrique*,
en appuyant sa stratégie sur ses relations bilatérales avec des "régimes amis" africains, sur la présence permanente de son armée dans la région et sur sa capacité de projection de forces. Ainsi, les hélicoptères utilisés pour stopper l’offensive adverse sont ceux des forces spéciales françaises de l’opération Sabre, présentes au Burkina Faso voisin (et en Mauritanie) depuis deux ans et renforcées au mois de septembre. C’est surtout le dispositif Epervier, en place au Tchad depuis 1986 alors qu’il était supposé provisoire, qui est mobilisé. À travers l’opération baptisée Serval, ce sont donc les liens que Paris entretient avec des régimes totalement infréquentables, ceux d’Idriss Déby et de Blaise Compaoré, qui se trouvent une nouvelle fois renforcés. Le rôle phare de la France est reconnu par la plupart de ses partenaires occidentaux qui lui emboitent le pas timidement dans cette intervention (Royaume-Uni, États-Unis, Allemagne) sans pour autant engager de troupes combattantes, tandis que d’autres restent en retrait.

*Une intervention directe décidée dans l’ombre*
Ce scénario rentre dans la logique développée par le nouvel exécutif français, prônant l’intervention militaire comme un "préalable" à la restauration de la paix dans le pays (également en proie à une crise institutionnelle grave). Ces derniers mois, la France n’avait en rien contribué à l’émergence d’une solution collective discutée par l’ensemble des Maliens et de nature à favoriser un consensus politique, préalable à une réorganisation rapide des forces de sécurité. Aujourd’hui, la présence de soldats français jusque dans Bamako - sous couvert de protection des ressortissants - représente une pression importante sur les autorités maliennes en état de grande faiblesse.

L’option d’une intervention directe et rapide des forces françaises était déjà prévue, au vu de la rapidité de mise en œuvre, et ce bien avant que l’offensive ne se rapproche de Sévaré-Mopti. L’aval du Parlement n’est pas nécessaire à l’Élysée pour déclencher une opération extérieure, ce qui marque l’insuffisance de la modification constitutionnelle de juillet 2008 relative au contrôle parlementaire des opérations extérieures. De rares réactions critiques dans la classe politique soulignent cette absence de concertation. La nature préméditée de cette intervention armée aurait indiscutablement dû susciter une prise de décision parlementaire.

Dans l’immédiat, l’opération Serval a déjà basculé dans une phase offensive et semble devoir se prolonger dans la durée. Cette logique occulte délibérément les risques pour la population malienne et les Etats de la région, de même que les perspectives politiques et la période post-conflit. Le bilan accablant des récents antécédents français en Afrique montre pourtant que ces risques sont bien réels. Les interventions de 2011 en Côte d’Ivoire et en Libye ont en effet débouché sur des situations internes explosives, passées sous silence.

En conclusion, la crise malienne et cette nouvelle intervention militaire française en Afrique révèlent l’échec de 50 années de "/coopération/" avec l’Afrique : armées incapables de protéger leurs populations, chefs d’Etat médiateurs de crises eux-mêmes putschistes, accords de défense et bases militaires qui ont perpétué le rôle de gendarme de l’Afrique que la France s’est historiquement octroyé. On ne peut que constater l’incapacité des institutions africaines et multilatérales à organiser la moindre opération de sécurisation dans la région sans avoir recours au poids lourd français, qui a tout fait pour se rendre incontournable. Ces événements appellent une fois de plus à une remise en cause de l’ensemble du cadre des relations franco-africaines.

Contact :
Association Survie
107, Boulevard de Magenta
75010 Paris
Tél : 01 44 61 03 25

Plus d’infos sur le sujet sur le site de SURVIE FRANCE :
Ce pays le Mali, Pourquoi la France veut les ressources du Mali, Les intérêts militaires et géostratégiques français, Les mensonges de l’État français, etc., sont détaillés ici :
Mali
Falea ou la colonisation minière au Mali
Les gentilles fables de Fabius
Les zones d’ombre de l’intervention française au Mali
Mali : la France, chantre de l’autonomie du Nord
Intox sur la légalité de Serval

Resto Trottoir de  février 2013.

Alors qu'une nouvelle guerre s'est engagée dans la liesse médiatique le resto trottoir réaffirme sa position: 
Il n'y a pas de "guerre juste"! 
Il n'y a que des guerres qui profitent aux actionnaires!
De la bouffe pas des bombes!

Nous vous proposons de se retrouver comme chaque fin de mois autour d'un repas gratuit et végétalien, dimanche 24 février 2013 à partir de 12h30 place Marulaz.

resto-trottoir de janvier

1 femme, 1 homme, 3 enfants
2 femmes, 1 homme, 1 enfant
2 femmes, 1 enfant, 1 chien
1 femme, 2 enfants, 1 couffin
2 hommes, 1 enfant (mais comment qu'on fait tient!)

Adoption, procréation médicalement assistée, gestation pour autrui ... jusqu'où est-on prêt à aller pour garantir à chacun les mêmes droits de fonder une famille? D'autres modes de vie ne sont-ils pas également possibles?

Parce que les choses ne sont pas aussi évidentes qu'elles en ont l'air, venez en discuter avec nous autour d'un bon repas bien chaud ce dimanche 27 janvier à partir de 12 heures 30 place Marulaz à Besançon.


Stand d’informations sur la ZAD

Samedi 19 janvier de 15h30 à 17h, place du 8 septembre, le Resto Trottoir vous invite à rejoindre le stand d’information du Collectif bisontin contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Des tracts et du matériel seront distribués pour informer les bisontins, une soupe et un café seront proposés pour tenir le choc sous le froid !

En attendant, vous pouvez retrouver le comité local sur son blog :
http://nddl-besak.blogspot.fr/
Lui écrire :
nddl.besak@gmail.com

Et suivre l’actualité de la Zone À Défendre sur :
http://zad.nadir.org/

Pourquoi ce mouvement de révolte et qui sont-ils ? Voici, pour info et ci-dessous, l’accueil de leur site (pour la suite, fort enrichissante, n'hésitez pas à suivre le fil d’infos, et dans les liens, les nombreux sujets sur les raisons de l’inutilité d’un tel projet) :

Site des occupant.e.s de la ZAD, territoire prévu pour la construction du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
La ZAD, c’est pour les aménageurs, la Zone d’Aménagement Différé ; pour nous, une Zone À Défendre : un bout de campagne à quelques kilomètres de Nantes (Bretagne) qui devrait, pour les décideurs, laisser place à un aéroport international.
Leur projet est de construire une plate-forme économique « Grand Ouest » d’envergure internationale allant de Nantes à Saint-Nazaire, qui ne formeraient plus qu’une seule et grande métropole. La réalisation de cette plate-forme demande de maîtriser tant le ciel, la mer, que la terre à travers le remplacement de l’actuel aéroport de Nantes par un nouveau à Notre-Dame-des-Landes, mais aussi l’agrandissement du port de Saint-Nazaire, la construction de nouvelles routes et autoroutes…
Nos désirs, en venant habiter sur l’emplacement prévu de l’aéroport, sont multiples : habiter sur un territoire en lutte, ce qui permet d’être proches des personnes qui s’y opposent depuis 40 ans et de pouvoir agir en temps de travaux ; profiter d’espaces laissés à l’abandon pour apprendre à vivre ensemble, à cultiver la terre, à être plus autonomes vis à vis du système capitaliste.
Ce site recueille des voix du mouvement d’occupation. Des voix plutôt que la voix : nous sommes une multitudes de groupes et d’individus avec des idées communes mais aussi beaucoup de différences.

Et si vous voulez nous rejoindre et/ou avoir plus d’informations sur le sujet, n’hésitez pas à venir ce samedi au stand d’informations du comité local de soutien aux habitant.e.s de l’Ouest ! 
Alors à bientôt !