le resto trott d'avril tourne au vinaigre!



           Si vous souhaitez pimenter votre dimanche 27 avril, pardon le laisser glisser dans un liquide finement arromatisé alors n'ésitez pas à venir nous rejoindre à partir de 12 heures 30 place Marulaz. La dégustation habituelle se fera cette fois en musique, elle aussi cent pour cent végétale puisque fournie par une bande de cornichons (provisoirement) échappée de son bocal!








           La veille au soir  il est également possible de venir les entendre à la librairie l'Autodidacte où ils donnent un concert de soutien afin d'aider celle-ci à faire face à ses difficultés financières.

On vous attend pour dimanche

Tout le monde est invité sans condition d'inscription ce dimanche 30 mars 2014 au Resto-Trottoir.
Dès 12h30 se tiendra le vote du menucipal, vous pourrez choisir le plat végétalien principal qui vous représente le mieux ainsi qu'une liste d'accompagnements, hors d'œuvres et desserts. Panachages à volonté, l'année 2014 est sur le thème des alliances sucré-salé-sure-amer.
Pour les plus citoyens d'entre vous qui souhaitent participer à l'installation venez dès 12h, et/ou suivez nous après l'événement pour le dépouillage de la vaisselle.

À priori il ne devrait pas pleuvoter, vous pourrez donc même vous vautrer dans un transat tout en bavottant avec votre voisin sur tou-te-s ces dévot-e-s.
Voir le précédent article sur la question.

Le colonialisme français n’est pas mort…

Pour celleux qui ne le savent pas encore, le colonialisme français n’est pas mort…

Le collectif FNB de Besançon s’est déjà essayé à un topo de la situation. Vous pouvez le consulter ici.
Mais nous vous conseillons surtout d’aller sur le site de Survie.org.

Et vous pouvez aussi chercher “françafrique” sur le net (ex : l’article wikipédia) et trouver des vidéos explicatives sur youtube… Ainsi, à voir : un film d’1h20 sur la Françafrique : la raison d’État ou si vous n’avez juste que quelques minutes de disponibles : voici un documentaire de 3mn24 de Survie.

Sur le net, sur le site de Global Relay Network, vous pouvez trouver cet article de Mawanu Remarque Koutonin, L’impôt colonial de l’Afrique à la France.


 Extrait :

Le saviez-vous ?
Beaucoup de pays africains continuent de payer un impôt colonial à la France

Le saviez-vous? Aujourd’hui encore, beaucoup de pays africains continuent de payer un impôt colonial à la France, et ce malgré l’indépendance!



Lorsque Sékou Touré de Guinée décida en 1958 de sortir de l’empire colonial français et opta alors pour l’indépendance du pays, l’élite coloniale française à Paris s’est indignée et, dans un acte de fureur historique, a demandé à son administration alors en place en Guinée de détruire, dans tout le pays, ce qui représentait, à leur yeux, les avantages de la colonisation française.

Trois mille Français quittèrent le pays, en prenant tous leurs biens et détruisant tout ce qui ne pouvait être déplacé: les écoles, les crèches, les bâtiments de l’administration publique furent détruits, les voitures, les livres, les médicaments, les instruments de l’institut de recherche, les tracteurs ont été écrasés et sabotés; les chevaux, les vaches dans les fermes ont été tués, et les nourritures entreposées furent brûlées ou empoisonnées.
Le but de cet acte scandaleux était bien évidemment d’envoyer un message clair à toutes les autres colonies sur les conséquences du rejet de la France.
Le fait est que peu à peu, la peur s’est emparée des élites africaines, et après ces événements aucun autre pays n’a jamais trouvé le courage de suivre l’exemple de Sékou Touré, dont le slogan était “Nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage”.

Pour les pays nouvellement indépendants il a fallu trouver des compromis avec la France. Sylvanus Olympio, le premier président de la République du Togo, un petit pays d’Afrique de l’Ouest, trouva une solution susceptible de calmer les Français :
Ne voulant pas continuer à subir une domination française, il refusa de signer le pacte de colonisation proposé par De Gaulle, mais accepta en contrepartie de payer une dette annuelle à la France pour les soi-disants avantages obtenus lors de la colonisation française.
Ce furent les seules conditions de la France pour ne pas détruire le pays avant de partir. Toutefois, le montant estimé par la France était si grand que le remboursement de la soi-disant “dette coloniale” était proche de 40% du budget du pays en 1963.
Dès lors, la situation financière du Togo tout juste indépendant fut très instable, et afin de se sortir de cette situation, Olympio décida de sortir du système monétaire mis en place par la France coloniale le FCFA (franc des colonies françaises d’Afrique), et créa la monnaie du pays.
Le 13 Janvier 1963, trois jours après qu’il ait commencé à imprimer les nouveaux billets, une escouade de soldats (soutenus par la France) s’empara de lui, et tua le premier président élu de l’Afrique indépendante: Olympio fut exécuté par un ex-légionnaire français, le sergent de l’armée Étienne Gnassingbé qui, au passage, reçut à ce moment une prime de 612 dollars de la part de l’ambassade française locale pour le succès de sa mission.
Le rêve d’Olympio était de construire un pays indépendant et autonome. Mais l’idée ne correspondait pas aux volontés françaises.

Le 30 Juin 1962, Modiba Keita, le premier président de la République du Mali, décida également de se retirer du système monétaire FCFA (imposé à 12 pays africains nouvellement indépendants).
En effet, pour le président malien, qui se penchait plus vers une économie socialiste, il était clair que la colonisation qui perdurait par ce pacte avec la France devenait un piège, un fardeau pour le développement du pays.
Le 19 Novembre 1968, comme Olympio, Keita sera victime d’un coup d’état menée par un autre ex-légionnaire français des Affaires Étrangères, le lieutenant Moussa Traoré.
De fait, durant cette période turbulente où l’Afrique combattait pour se libérer du joug de la colonisation européenne, la France usera à nombreuse reprises de mercenaires anciennement affiliés à la légion étrangère pour réaliser des opérations coup de poing contre les présidents nouvellement élus:
  • Au 1er Janvier 1966, Jean-Bedel Bokassa, ex-légionnaire français, portait un coup d’état contre David Dacko, le premier président de la République Centrafricaine.
  • Le 3 Janvier 1966, Maurice Yaméogo, le premier président de la République de Haute-Volta,  aujourd’hui appelé Burkina Faso, a été victime d’un coup porté par Aboubacar Sangoulé Lamizana, un ex-légionnaire français qui avait combattu avec les troupes françaises en Indonésie et en Algérie contre l’indépendance de ces pays.
  • Le 26 Octobre 1972 Mathieu Kérékou, qui était un garde de sécurité du président Hubert Maga, le premier président de la République du Bénin, a porté un coup d’état contre le président, après avoir fréquenté les écoles militaires françaises de 1968 à 1970.
En fait, au cours des 50 dernières années, sur un total de 67 coups état qui se sont passés dans 26 pays en Afrique, 16 de ces pays sont des ex-colonies françaises, ce qui signifie que 61% des coups d’états en Afrique ont été initiés dans d’anciennes colonies françaises.

Nombre de coups d’état en Afrique, par pays

Ex-colonies françaises

Autres pays africains

Pays
Nombre de coups d’état
Pays
Nombre de coups d’état
Togo
1
Égypte
1
Tunisie
1
Libye
1
Côte d’Ivoire
1
Guinée Équatoriale
1
Madagascar
1
Guinée-Bissau
2
Rwanda
1
Liberia
2
Algérie
2
Nigeria
3
Congo–Kinshasa/RDC
2
Éthiopie
3
Mali
2
Ouganda
4
Guinée-Conakry
2
Soudan
5
sous-TOTAL 1
13


Congo-Brazzaville
3


Tchad
3


Burundi
4


Centrafrique
4


Niger
4


Mauritanie
4


Burkina Faso
5


Comores
5


sous-TOTAL 2
32


TOTAL (1 + 2)
45
TOTAL
22

Comme ces chiffres le démontrent, la France est tout à fait désespérée, mais active à conserver une forte emprise sur ses anciennes colonies peu importe comment, peu importe le prix.
En Mars 2008, l’ancien président français Jacques Chirac a déclaré :
“Sans l’Afrique, la France va glisser vers le bas dans les puissances [ du monde ] de troisième rang”
Le prédécesseur de Jacques Chirac François Mitterrand avait déjà prophétisé en 1957 que : “Sans l’Afrique, la France n’aura pas d’histoire au 21è siècle”.

En ce moment même où j’écris cet article, 14 pays africains sont obligés par la France, à travers le pacte colonial, de mettre 85% de leurs réserves à la banque centrale de France sous le contrôle du Ministère des Finances français. Jusqu’à maintenant, en 2014, le Togo et 13 autres pays africains doivent encore payer la dette coloniale en France. Les dirigeants africains qui refusent sont tués ou victimes de coup d’état. Ceux qui obéissent sont soutenus et récompensés par la France par un style de vie somptueux, tandis que leurs populations endurent la misère et le désespoir.
Un tel système maléfique est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année.
Nous accusons souvent les dirigeants africains de corruption et de servir les intérêts des nations occidentales, mais il y a une explication claire à ce comportement. Ils se comportent ainsi parce qu’ils ont peur d’être tués ou d’être la victime d’un coup d’état. Ils veulent s’allier à une nation puissante pour se sauvegarder en cas d’agression ou de difficultés. Mais, contrairement à une protection amicale, la protection de l’Occident est souvent offerte en échange du renoncement à servir leur propre peuple ou les intérêts des nations.
Les dirigeants africains travailleraient dans l’intérêt de leur peuple s’ils n’étaient pas constamment harcelés et intimidés par les pays coloniaux.
En 1958, effrayé des conséquences de son choix d’indépendance face à la France, Léopold Sédar Senghor a déclaré: “Le choix du peuple sénégalais, c’est l’indépendance, ils veulent qu’elle ait lieu seulement dans l’amitié avec la France, pas en litige.”
Dès lors la France a accepté une “indépendance sur le papier” pour ses colonies, mais a signé en parallèle des “accords de coopération”, précisant la nature de leurs relations avec la France, en particulier les attaches envers la monnaie (le Franc), le système éducatif français, les ententes militaires et les préférences commerciales.

Voici les 11 principales composantes de la poursuite du pacte de colonisation depuis les années ’50 :

1 . La dette coloniale pour les avantages de la France colonisatrice
Les pays nouvellement "indépendants" doivent payer pour l’infrastructure construite par la France dans le pays pendant la colonisation.
Je dois encore trouver les détails sur les montants, l’évaluation des avantages coloniaux et les conditions de paiement imposées aux pays africains, mais nous y travaillons (nous aider avec des informations).

2 . Confiscation automatique des réserves nationales
Les pays africains doivent déposer leurs réserves monétaires nationales en France à la banque centrale.
La France a tenu des réserves nationales de quatorze pays africains depuis 1961 : Bénin, Burkina Faso, Guinée-Bissau, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, République Centrafricaine, Tchad, Congo-Brazzaville, la Guinée Équatoriale et le Gabon.
La politique monétaire régissant un tel regroupement diversifié de pays est simple car il est géré par le Trésor français, sans en référer aux autorités fiscales africaines centrales comme l’UEMOA ou de la CEMAC. Selon les termes de l’accord qui a été mis en place par la banque centrale du CFA, chaque banque centrale de chaque pays africain est obligée de garder au moins 65% de ses réserves de change dans un "compte d’opérations" tenu au Trésor français, ainsi qu’un autre20 % pour couvrir les passifs financiers.
Les banques centrales CFA imposent aussi un plafond sur le crédit accordé à chaque pays membre équivalant à 20% des recettes publiques de ce pays sur l’année précédente. Même si la BEAC et la BCEAO ont une facilité de découvert auprès du Trésor français, les traites sur les facilités de découvert sont sous réserve du consentement du Trésor français. Le dernier mot est celui de la Trésorerie française qui a investi les réserves étrangères des pays africains en son propre nom à la Bourse de Paris.
En bref, plus de 80% des réserves de change de ces pays africains sont déposées dans les comptes d’opérations” contrôlés par le Trésor français. Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais n’ont pas de politiques monétaires propres. Les pays eux-mêmes ne savent pas, ne sont pas informés, à hauteur de combien la réserve de change détenue par le Trésor français leur appartient en tant que groupe, ou individuellement.
Les gains de l’investissement de ces fonds du Trésor français sont censés être ajoutés à la réserve de change, mais il n’y a pas de comptabilité transmise aux banques ou aux pays, ni les détails de ces modifications. “Seul un groupe restreint de hauts fonctionnaires du Trésor français connaît les montants figurant dans les ‘comptes d’opérations’ et où ces fonds sont investis; s’il y a ou non un bénéfice sur ces investissements; et ils ont interdiction de divulguer ces informations aux banques CFA ou aux banques centrales des états africains,” écrit le Dr Gary K. Busch.
Il est estimé que la France gère près de 500 milliards d’argent africain dans sa trésorerie, et ne fait rien pour mettre un peu de lumière sur ce côté sombre de l’ancien empire.
La finalité reste: Les pays africains n’ont pas accès à cet argent.
La France leur permet d’accéder à seulement 15 % de leur argent par an. S’ils ont besoin de plus, les pays africains doivent emprunter, à des taux commerciaux, sur les 65% de leur argent détenu au Trésor français.
Pour rendre les choses plus tragiques, la France impose un plafond sur le montant de l’argent que les pays peuvent emprunter à la réserve . Le plafond est fixé à 20 % de leurs recettes publiques de l’année précédente. Si les pays ont besoin d’emprunter plus de 20% de leur propre argent, la France a un droit de veto.
L’ancien président français Jacques Chirac a récemment parlé de l’argent des pays africains dans les banques en France. Voici une vidéo qui parle du système d’exploitation français. Voici une courte transcription de l’extrait : “Nous devons être honnêtes et reconnaître qu’une grande partie de l’argent dans nos banques vient précisément de l’exploitation du continent africain.”

cf Vidéo de J. Chirac “L’argent de l'Afrique”

3 . Droit de priorité sur toute ressource brute ou naturelle découverte dans les pays
La France a la priorité en matière d’achats de toutes les ressources naturelles de la terre de ses ex-colonies. C’est seulement face à un refus de celle-ci que les pays africains sont autorisés à chercher d’autres partenaires.

4 . Priorité aux intérêts et aux entreprises françaises dans les marchés publics et constructions publiques
Dans l’attribution des marchés publics, les entreprises françaises doivent être prioritaires, et seulement après sont considérés les marchés étrangers. Le fait que les pays africains puissent obtenir une meilleure offre financière ailleurs n’est pas pris en compte.
En conséquence, dans la plupart des ex-colonies françaises, toutes les plus grosses compagnies et acteurs économiques sont dans la main des expatriés français. En Côte d’Ivoire, par exemple, les entreprises françaises possèdent et contrôlent tous les grands services publics – eau, électricité, téléphone, transports, ports et les grandes banques. Idem dans le commerce, la construction et l’agriculture.
En fin de compte, comme je l’ai écrit dans un précédent article, les Africains vivent maintenant sur ​​un continent possédé par les Européens !

5 . Droit exclusif de fournir des équipements militaires et de former les officiers militaires des pays
Grâce à un système sophistiqué de bourses, de subventions, et les “accords de défense” attachés au pacte colonial, les Africains doivent envoyer leurs officiers supérieurs en formation en France ou dans des infrastructures militaires françaises.
La situation sur le continent est telle que la France a formé et nourri des centaines, voire des milliers de traîtres. Ils sont en sommeil tant qu’ils ne sont pas nécessaires, et activés en cas de besoin pour un coup d’état ou à d’autres fins !

6 . Droit pour la France de pré-déployer des troupes et intervenir militairement dans les pays pour défendre ses intérêts
Sous la dénomination “Accords de défense” attachés au pacte colonial, La France a le droit d’intervenir militairement dans les pays africains, et aussi de stationner des troupes en permanence dans des bases et installations militaires, entièrement gérées par les Français.

Les bases militaires françaises en Afrique
















Lorsque le président Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire a tenté de mettre fin à l’exploitation française du pays, la France a organisé un coup d’état. Durant le long processus pour chasser Gbagbo du pouvoir, les tanks français, les hélicoptères de combat et les forces spéciales sont intervenues directement dans le conflit, ont tiré sur des civils et tué beaucoup d’entre eux.
Pour ajouter l’injure à l’insulte, la France estime que la communauté d’affaires française a perdu alors plusieurs millions de dollars lors de la ruée pour quitter Abidjan en 2006 (où l’armée française a massacré 65 civils non armés et en a blessé 1200 autres).
Après la réussite du coup d’état par la France, et le transfert de pouvoir à Alassane Ouattara, la France a demandé au gouvernement Ouattara de verser une indemnité à la communauté d’affaires française pour les pertes pendant la guerre civile.
Du fait, le gouvernement Ouattara leur a payé le double de ce qu’ils ont dit qu’ils avaient perdu en quittant la Côte d’Ivoire.

7 . Obligation de faire du français la langue officielle du pays et de la langue pour l’éducation
Oui, Monsieur. Vous devez parler français, la langue de Molière ! La langue française et une organisation de la diffusion de la culture a été créé. Appelée “Francophonie”, qui regroupe plusieurs branches et organisations affiliées toutes contrôlées par le ministre français des Affaires Étrangères.
Comme démontré dans cet article, si le français est la seule langue que vous parlez, vous auriez accès à moins de 4% de la connaissance de l’humanité et des idées. C’est très limitant.

8 . Obligation d’utiliser la l’argent de la France coloniale, le FCFA
C’est la véritable vache à lait pour la France : un tel système maléfique est dénoncé par l’Union Européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année.
Lors de l’introduction de la monnaie euro en Europe, d’autres pays européens ont découvert le système d’exploitation français. Beaucoup, en particulier les pays nordiques, ont été consternés et ont suggéré à la France se débarrasser du système, mais sans succès.

9 . Obligation d’envoyer le rapport annuel en France du solde et de la réserve
Sans le rapport, pas d’argent. Quoi qu’il en soit le secrétaire des banques centrales des ex-colonies, et le secrétaire de la réunion bi-annuelle des ministres des Finances des ex-colonies est effectué par la banque centrale française/Trésor.

10 . Renonciation à entrer en alliance militaire avec tout autre pays, sauf autorisation par la France
Les pays africains en général sont ceux ayant le moins d’alliances militaires inter-états. La plupart des pays ne disposent que d’alliances militaires avec leurs ex-colonisateurs ! (drôle, mais vous ne pouvez pas faire mieux !)
Dans les cas où ils souhaiteraient une autre alliance, la France les garde bien de le faire.

11 . Obligation de s’allier avec la France en situation de guerre ou de crise mondiale
Plus d’un million de soldats africains se sont battus pour la défaite du nazisme et du fascisme pendant la seconde guerre mondiale.
Leur contribution est souvent ignorée ou minimisée, mais quand vous pensez que cela a pris seulement 6 semaines à l’Allemagne pour vaincre la France en 1940, la France sait que les Africains pourraient être utiles pour conserver la “grandeur de la France” à l’avenir.
Il y a quelque chose de quasiment psychopathe dans la relation de la France avec l’Afrique.
Tout d’abord, la France est gravement accro au pillage et à l’exploitation de l’Afrique depuis l’époque de l’esclavage. Ensuite, il y a ce manque complet de créativité et d’imagination chez l’élite française à penser au-delà du passé et de la tradition.
Enfin, la France dispose de 2 institutions qui sont complètement gelées dans le passé, habitées par des paranoïaques psychopathes, “les hauts fonctionnaires” qui répandent la crainte de l’apocalypse si la France devait être amenée à changer, et dont la référence idéologique vient toujours du romantisme du 19e siècle. Ce sont : le ministère des Finances et du Budget français, et le ministère des Affaires Étrangères français.
Ces deux institutions ne sont pas seulement une menace pour l’Afrique, mais pour les Français eux-mêmes.
C’est à nous que revient de libérer l’Afrique, sans en demander la permission, parce que je ne peux toujours pas comprendre par exemple comment 450 soldats français en Côte d’Ivoire pourraient contrôler une population de 20 millions de personnes?
La première réaction des gens, lorsqu’ils apprennent l’existence de l’impôt colonial français est souvent une question : “Jusqu’à quand ?”
A titre de comparaison historique, la France a fait payer à Haïti l’équivalent moderne de 21 milliards de dollars de 1804 à 1947 (près d’un siècle et demi) pour les pertes causées aux marchands d’esclaves français suite à l’abolition de l’esclavage et à la libération des esclaves haïtiens.
Les pays africains payent la taxe coloniale depuis les 50 dernières années, donc je pense qu’un siècle de paiement supplémentaire pourrait être de trop.

Mawuna  Remarque KOUTONIN

Traduit par l’équipe communication du Collectif Map

prochain resto

Le prochain resto-trottoir se tiendra le dimanche 23 février à partir de 12 heures 30 (12 heures pour aider à installer) place Marulaz à Besançon. Comme chaque mois, on pourra venir goutter nombre de délicieux plats végétaliens constitués à partir de légumes de récupération et tout cela gratuitement!




En Espagne les anti-IVG viennent d'obtenir du gouvernement de droite une loi remettant en cause le droit à l'avortement.
En France, de "manif pour tous" en manifs franchement de droite, les extrémistes catho et autres descendent dans la rue et multiplient les pressions pour défendre la "famille traditionnelle" c'est à dire sans mariage homo, ni égalité garçon/fille à l'école ni bien sûr d'IVG ...
Or, nous savons  que l'interdiction de l'IVG n'a jamais conduit à la disparition des avortements mais a, au contraire toujours tendance à multiplier les pratiques clandestines dangereuses pour les femmes et les avortements à l'étranger (trop chers pour les plus démunies) ...
Rien n'est jamais acquis définitivement.
Alors restons vigilent(es)

resto-trottoir de janvier

        Le premier resto-trottoir de l'année aura lieu le dimanche 26 janvier à partir de 12 heures 30 (12 heures pour aider à installer) place Marulaz à Besançon ou alors sous les arcades de l'autre coté du (superbe) pont Battant si jamais il pleut. 




         Qu'attendons nous pour cette nouvelle année au paradis du "socialisme libéral"? Quelques cadeaux fiscaux supplémentaires à condition de posséder pas mal d'actions d'un de ces fleurons industriel comme Total, Airbus, Bouigues ... spécialisés dans la délocalisation et les économies d'échelle sur le dos des salariés.
Pour les autres, impôts, chômage et baisses de salaire seront à n'en pas douter une fois encore les ingrédients de la solution miracle à tous LEURS problèmes.
Une question : Jusqu'à quand?
Resto-trottoir de décembre

       Cette année encore, le père noël et son traineau de produits inutiles et de piètre qualité n'ont pas réussi à dissuader les trottants de se mettre en cuisine ... et de concocter avec quelques restes de la grande gabegie un repas végétalien et ... parfaitement gratuit (lui).
       Retrouvons nous donc ce dimanche 29 décembre à partir de 12 heures 30 place Marulaz à Besançon (12 heures pour donner un coup de main pour l'installation).


Resto Trottoir de novembre

Les degrés commencent à pouvoir se compter sur les doigts d'une main, mais ce mois-ci encore, le Resto Trottoir sera fidèle au poste. Rendez-vous Place Marulaz le dimanche 24 novembre à partir de 12h30, autour de plats végétaliens, goûtus et gratuits ! Et s'il vous disait de nous donner un petit coup de patte, vous pouvez arriver une demi-heure plus tôt pour l'installation.

Une fois l'estomac plein, celleux qui le voudront pourront faire un tour à l'info-kiosque ; les sujets sur lesquels s'informer et les raisons pour militer ne manquent pas...!


Ce mois-ci, nos affiches relaient certaines revendications de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes. De la « simple » bousculade au meurtre, aujourd'hui encore et dans chaque pays, les femmes sont les cibles de violences spécifiques.
 
Quelques chiffres (source ONU) :
  • Une femme sur cinq dans le monde sera victime de viol ou de tentative de viol au cours de sa vie, une menace plus importante pour les 14-55 ans que le cancer, les accidents de la route, la guerre et le paludisme réunis.
  • Une femme sur trois dans le monde subira des violences infligées par son partenaire (coups, maltraitance, violence sexuelle).
  • En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son mari.
  • Entre 500 000 et 2 millions de personnes, en majorité des femmes et des enfants, font l′objet de traite tous les ans à des fins de prostitution, de travail forcé, d′esclavage ou de servitude, selon les estimations.
  • 100 à 140 millions de filles et de femmes vivant aujourd′hui ont subi la mutilation génitale féminine, principalement en Afrique et dans quelques pays du Moyen-Orient.
  • De 40 % à 50 % des femmes de l′Union européenne ont fait état d′une forme ou d′une autre de harcèlement sexuel sur le lieu de travail.
  • L′infanticide féminin, la sélection prénatale en fonction du sexe et la négligence systématique des filles sont répandus en Asie du Sud et de l′Est, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.
  • 102 États ne disposent pas de dispositions juridiques spécifiques sur la violence familiale.
  • Selon les études, 55 % à 95 % des femmes qui ont fait l′objet de violence physique conjugale n′ont jamais contacté la police, une ONG ou un refuge pour obtenir de l′aide. La honte et la peur empêchent les femmes de rechercher assistance et réparation. Parfois, c'est le découragement qui prend le pas sur l'envie de porter plainte (justice inefficace selon l'antériorité des agressions, attaques juridiques quasi-impossibles auprès de fonctionnaires de l'État, coût de la procédure, etc.)
Il s'agit aussi de ré-affirmer des droits pré-existants ; avortement, égalité de traitement, de considération, d'écoute, de salaire... et de lutter contre les idées reçues ; « Les femmes sont comme ceci ou comme cela », « Sois belle de la façon dont on te dit de l'être », « Un couple c'est forcément un homme et une femme », « Il faut avoir des enfants pour s'épanouir », « Tu n'es pas capable de te défendre contre quelqu'un qui t'agresse », « Le travail du sexe ne peut pas être issu d'un choix conscient», etc.

Ces idées vous parlent, vous font réagir ou bien ne vous disent rien du tout ? Venez donc en discuter (ou pas), ce repas est ouvert à tou.tes.s. À dimanche !